Un rapport appelle Québecor à dissiper les «inquiétudes» sur la situation de Péladeau

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

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(Québec) Québecor doit agir pour dissiper les « inquiétudes » causées par la présence en politique de son actionnaire de contrôle, Pierre Karl Péladeau, conclut un groupe de chercheurs universitaires dans un rapport publié jeudi.

>>> Lisez le rapport du Centre d'études sur les médias de l'Université Laval

Dans une étude fort attendue sur le chef du Parti québécois, le Centre d'étude des médias, appelle l'entreprise qui contrôle Le Journal de Montréal, Le Journal de Québec, TVA et l'Agence QMI à prendre des mesures pour garantir l'indépendance de ses journalistes.

Les chercheurs énumèrent différentes pistes de solution, sans toutefois en privilégier une.

« Il nous semble toujours temps pour le conseil d'administration de Québecor, en s'inspirant de ces diverses formules, de définir une façon claire et transparente de calmer les inquiétudes, au-delà des promesses générales de non-intervention », peut-on lire en conclusion du rapport.

On ne trouve aucune recommandation visant M. Péladeau lui-même ni les parlementaires de l'Assemblée nationale qui débattent de son cas depuis des mois.

Le rapport dresse des parallèles avec deux autres hommes politiques qui ont contrôlé des médias. Bien qu'il n'ait pas apprécié la comparaison, le rapprochement avec Sylvio Berlusconi « n'est pas dénué de certains fondements », selon le Centre d'étude des médias.

Le groupe s'intéresse davantage au cas de l'ancien maire de New York, Michael Bloomberg, fondateur de l'entreprise de presse qui porte son nom. Les chercheurs énumèrent différentes mesures prises par son entreprise afin d'assurer l'indépendance de ses journalistes face à leur propriétaire.

Les cas de MM. Berlusconi et Bloomberg se distinguent de celui de M. Péladeau, constatent les chercheurs. En Italie et à New York, les possibles conflits d'intérêts soulevés par la présence en politique des deux magnats de la presse ont somme toute fait peu de vague dans l'opinion publique.

À l'inverse, le cas de M. Péladeau, à la fois actionnaire de contrôle du plus gros empire médiatique au Québec et aspirant premier ministre, provoque de vives inquiétudes chez les Québécois. Sa situation est un « enjeu important » pour 63% des répondants à un sondage qu'ils ont commandé, et une « situation inacceptable » pour 62% d'entre eux.

Plusieurs questions en plan

L'étude se concentre essentiellement sur les moyens d'assurer l'indépendance des journalistes à l'emploi de Québecor. Elle laisse en plan plusieurs questions soulevées au cours des derniers mois pendant le débat sur les avoirs de M. Péladeau. 

Les auteurs ne se prononcent nulle part sur l'efficacité du « mandat sans droit de regard » dans lequel M. Péladeau a placé ses actions de Québecor, avec instruction de ne pas les vendre.

Rien non plus sur la possibilité que M. Péladeau puisse favoriser Québecor advenant son élection comme premier ministre.

« Il nous semble que le commissaire à l'éthique et, s'il y a lieu, l'Assemblée nationale peuvent fort bien s'occuper de cet aspect de la question qui tient de la déontologie parlementaire », écrivent les auteurs.

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