Un nouveau pavillon pour renforcer la sécurité à l'Assemblée nationale

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(QUÉBEC) L'Assemblée nationale présentera un nouveau visage d'ici 2019. Son président Jacques Chagnon a annoncé jeudi la construction d'un pavillon d'accueil qui sera situé à l'avant du bâtiment pour renforcer la sécurité du siège du gouvernement québécois.

Le projet de 60,5 millions permettra de colmater des lacunes dans le contrôle des personnes et dans la détection d'objets dangereux. M. Chagnon a reçu en 2011 un rapport de la Sûreté du Québec l'informant de la situation. Le rapport a été actualisé l'an dernier dans la foulée des attentats à la Chambre des communes à Ottawa.

M. Chagnon affirme qu'il n'y a pas d'autre alternative à la construction d'un nouveau pavillon situé à l'extérieur de l'Assemblée nationale. En outre, l'espace intérieur du bâtiment est déjà entièrement occupé.

« La raison fondamentale, c'est de faire en sorte de s'assurer que tout le caractère sécuritaire, la prévention des armes, la prévention des éléments qui pourraient entrer et être dommageables dans le Parlement doivent être faits à l'extérieur des murs du parlement », a dit M. Chagnon.

Le chantier comprend l'aménagement de deux nouvelles salles pour les travaux parlementaires. On construira également un débarcadère de marchandises sécurisé qui sera relié par tunnel au campus parlementaire.

Une première estimation avait évalué le coût des travaux à 50 millions. La facture a été révisée à la hausse, notamment pour d'inclure des mesures additionnelles de protection du parlement.

Les travaux débuteront l'an prochain et se termineront au printemps 2019.

Le Parti libéral, le Parti québécois et la Coalition avenir Québec siègent tous trois au Bureau de l'Assemblée nationale (BAN). Ils ont tous approuvé le projet d'agrandissement et de rénovation.

Les travaux seront financés à même les budgets alloués à l'Assemblée nationale par le gouvernement.

Depuis près de cinq ans, le BAN récupère les surplus des budgets d'exploitation qui lui sont consentis par le gouvernement. Cette stratégie a permis à l'institution de se constituer une cagnotte de 36 millions en date du 31 décembre dernier.

M. Chagnon prévoit que la caisse comptera entre 42 et 43 millions au 31 mars prochain.

Questionné à savoir pourquoi il n'a pas plutôt renvoyé la cagnotte dans le fonds consolidé du gouvernement, M. Chagnon a déclaré : « Parce que nous ne faisons pas partie du gouvernement. Nous sommes un organisme autonome du gouvernement. L'Assemblée nationale n'est pas un organe gouvernemental. L'Assemblée nationale est une institution qui, elle, est indépendante de l'administration publique gouvernementale, comme la magistrature, par exemple. »

L'Assemblée nationale accueille chaque année 125 000 visiteurs.

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