«J'aurais dû dire "fiducie ou mandat"», affirme Péladeau

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Pierre Karl Péladeau

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(QUÉBEC) Pierre Karl Péladeau a reconnu mardi que sa déclaration de l'an dernier au sujet de ses actions de Québecor était peut-être «incomplète».

Le 8 octobre 2014, avant le début officiel de la course à la direction du PQ, M. Péladeau s'est formellement engagé à placer ses avoirs dans une « fiducie » sans droit de regard s'il devenait chef du Parti québécois.

M. Péladeau a finalement opté pour un « mandat sans droit de regard », a-t-il annoncé la semaine dernière sur sa page Facebook. Cette formule a été critiquée par ses adversaires politiques, qui soulignent que le jurisconsulte de l'Assemblée nationale l'a qualifiée de plus « permissive » que la fiducie.

Le chef péquiste, qui a expliqué sa décision pour la première fois mardi, s'est défendu avoir renié son engagement.

«Il n'y a pas d'engagement envers les militants, a-t-il dit. J'ai fait une déclaration, peut-être qu'elle était incomplète dans le sens où j'aurais dû dire 'fiducie ou mandat' et effectivement j'ai dit 'fiducie', mais je voulais surtout faire référence à la loi.»

M. Péladeau a souligné que le code d'éthique des élus de l'Assemblée nationale prévoit que les ministres peuvent choisir entre une fiducie ou un mandat pour placer leurs avoirs lorsqu'ils accèdent au cabinet. D'ailleurs, cette disposition ne s'applique pas aux députés de l'opposition, a-t-il relevé, ce qui veut dire qu'il excède les exigences de la loi.

«Fiducie ou mandat, vous le savez, c'est ce qui est prévu dans la loi, a-t-il relevé. Donc je me suis conformé à la loi, même si effectivement, je n'ai pas à m'y conformer.»

Ces explications n'ont pas convaincu ses adversaires politiques.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, estime que M. Péladeau n'a d'autre choix que de vendre ses actions de Québecor.

« C'est impensable, c'est immoral, de penser qu'on puisse faire de la politique et, en même temps, posséder un groupe de médias au Québec », a dénoncé M. Legault.

M. Péladeau a confié ses avoirs à la société Placements St-Jérôme, une entité dirigée entre autres par l'ex-président du Mouvement Desjardins, Claude Béland. Comme l'avait annoncé le chef péquiste, ses mandataires ont reçu instruction de ne pas vendre ses actions de Québecor, qu'il a héritées de son père et qu'il souhaite léguer à ses enfants.

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