Le Parti québécois ne s'ingérera pas dans les négos, dit Bernard Drainville

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Bernard Drainville a affirmé que sa nomination à titre de leader parlementaire, en remplacement de Stéphane Bédard, n'était pas prévue.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Malgré les appels lancés par le Front commun des employés du secteur public, le Parti québécois n'a pas l'intention de s'ingérer dans les négociations pour le renouvellement de leurs conventions collectives, a déclaré lundi le nouveau leader parlementaire Bernard Drainville.

M. Drainville a affirmé que ce n'est pas le rôle du PQ de prendre position ainsi dans le cadre des négociations entre les syndiqués et le gouvernement.

La semaine dernière, les représentants de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) avaient lancé un appel au chef péquiste Pierre Karl Péladeau.

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, avait affirmé vendredi qu'après s'être présenté comme «un parti de la classe moyenne, un parti de travailleurs», le PQ enverrait «un très mauvais signal» en ne prenant pas position pour les syndiqués.

Dans une entrevue, mardi, M. Drainville a rappelé que M. Péladeau avait appuyé sa proposition d'une «clause d'appauvrissement zéro» pour les employés de l'État, dont il avait fait une condition de son ralliement au chef péquiste durant la course à la direction qui s'est terminée en mai dernier.

Selon le nouveau leader parlementaire, dont la nomination a été annoncée dimanche, cet aspect doit garantir que le salaire des enseignants, des infirmières et des employés du secteur public suivra au minimum le rythme de l'inflation.

M. Drainville n'a cependant donné aucun signe que le PQ sauterait dans la mêlée si jamais les libéraux faisaient une offre sous ce seuil à ses employés.

«Ce n'est pas le rôle d'une opposition de se mêler d'une négociation et de s'ingérer dans une négociation, a-t-il dit. Moi ce n'est pas comme ça que je vois ça.»

Par ailleurs, M. Drainville a affirmé que sa nomination à titre de leader parlementaire, en remplacement de Stéphane Bédard, n'était pas prévue.

Ce sujet n'a pas été l'objet des discussions qui ont mené à son ralliement à la candidature de M. Péladeau, en avril dernier, moins d'un mois avant son élection par les militants.

«Il n'y a jamais eu de discussion sur une éventuelle fonction parlementaire ou sur un changement de responsabilité, peu importe, a-t-il dit. Il n'y a rien eu là-dessus.»

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