Port de Québec: le PQ dénonce l'absence du BAPE

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Depuis des mois, l'opposition péquiste exhortait le gouvernement Couillard à soumettre au BAPE le projet de terminal en eau profonde dans le port de Québec.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

L'opposition péquiste dénonce l'absence du BAPE du projet d'agrandissement du port de Québec, qui fera l'objet d'une évaluation environnementale menée uniquement par Ottawa.

En point de presse mercredi, la porte-parole de l'opposition officielle pour la capitale, Agnès Maltais, a critiqué durement le gouvernement Couillard, l'accusant d'avoir abdiqué ses responsabilités dans ce dossier et d'avoir fait volte-face.

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, avait déclaré au cours des derniers mois que les lois environnementales du Québec devaient s'appliquer intégralement au port de Québec, tout en promettant qu'un mandat serait donné au BAPE (le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) dans ce dossier.

Sur le plan des relations Québec-Ottawa, le nouveau rebondissement constitue, selon la députée de Taschereau, un dangereux précédent.

L'heure est grave, a fait valoir Mme Maltais, qui y voit une brèche dans une compétence relevant du Québec en priorité, même si le port de Québec prétend que ce sont les lois fédérales qui s'appliquent sur son territoire.

D'ailleurs, présentement, le gouvernement du Québec et le port de Québec s'affrontent sur cette question en cour.

«Devant le fédéral, le gouvernement de Philippe Couillard s'écrase à chaque fois», a-t-elle soutenu, inquiète de constater que la décision survient au moment même où le gouvernement se présente en cour pour défendre ses compétences en matière d'environnement sur le territoire couvert par le port.

Depuis des mois, l'opposition péquiste exhortait le gouvernement Couillard à soumettre au BAPE le projet de terminal en eau profonde dans le port de Québec.

Le 31 juillet, après des mois de négociations entre les parties, on apprenait pourtant que ce serait plutôt l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, et elle seule, qui examinerait le dossier sur le plan de son impact.

Mme Maltais estime qu'en abdiquant cette responsabilité, le gouvernement du Québec a bafoué sa propre loi.

«C'est très sérieux et très grave ce qui se passe», a-t-elle dit, s'estimant déçue de voir que Québec abdiquait «systématiquement» ses responsabilités devant le gouvernement fédéral, dans tous les dossiers.

«Dans le cas de la construction ou de l'agrandissement d'un port, le BAPE doit intervenir, a-t-elle insisté. Il doit y avoir un BAPE. C'est dans les lois québécoises, dans la loi sur la qualité de l'environnement.»

Le projet d'agrandissement du port de Québec, intitulé Beauport 2020, est évalué à près de 200 millions $ et il prévoit l'ajout d'un nouveau quai de 610 mètres.

Les personnes intéressées à se manifester sur ce projet ont jusqu'au 9 septembre pour le faire. Il s'agit de la première étape du processus d'examen.

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