Une politique contre le harcèlement sexuel à l'Assemblée nationale

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La politique québécoise a été élaborée par le Cercle des femmes parlementaires, un groupe de réflexion qui regroupe des femmes issues de toutes les formations politiques.

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La Presse Canadienne
QUÉBEC

Les élus ou employés de l'Assemblée nationale victimes de harcèlement sexuel auront désormais des ressources à leur disposition à la suite de l'entrée en vigueur d'une nouvelle politique en la matière.

Ainsi, un cadre visant à traiter de façon confidentielle les plaintes des victimes potentielles devrait être mis en place dans le cadre de cette politique, dont les détails ont été dévoilés vendredi.

L'initiative découle d'allégations survenues sur la scène fédérale, l'automne dernier, lorsque deux députés du Parti libéral du Canada avaient été suspendus par leur chef Justin Trudeau après que deux députées du Nouveau Parti démocratique eurent affirmé avoir été harcelées sexuellement.

En novembre 2014, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, avait mandaté le Cercle des femmes parlementaires afin qu'il se penche sur une politique sur le harcèlement en milieu de travail.

«Ce qui s'est passé à Ottawa, c'est que les gens ne savaient pas vers qui se tourner», a souligné la députée libérale Maryse Gaudreault, qui présidait le groupe de réflexion qui regroupe des femmes issues de toutes les formations politiques.

Même si elle ne vise pas les employés des cabinets des ministres, qui ne sont pas considérés comme des employés de l'Assemblée nationale, la politique lance néanmoins un message «très clair», a estimé Mme Gaudreault.

En mêlée de presse, elle a toutefois dit souhaiter que la politique puisse s'étendre à ces employés dans un avenir rapproché.

La députée a aussi dit croire que l'initiative permettra d'assainir les débats en Chambre lors de la période des questions. Récemment, certaines députées ont déploré le ton employé par certains collègues lors des échanges.

De son côté, la députée caquiste Sylvie D'Amours a souligné que les dossiers seraient traités de façon confidentielle, ce qui fera en sorte que les éventuelles victimes n'hésiteront pas à dénoncer le harcèlement sexuel.

«Ce n'est pas toutes les victimes qui veulent être mises au jour dans le cas du harcèlement, a-t-elle dit. La politique leur procure une confidentialité.»

Après celle du Nunavut, l'Assemblée nationale est la deuxième institution du genre à mettre de l'avant une politique en matière de harcèlement sexuel en milieu de travail.

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