Lucien Bouchard rend hommage au «géant» Parizeau

Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, en 1994.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, en 1994.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

L'ancien premier ministre Lucien Bouchard, qui a mené la campagne référendaire de 1995 aux côtés de Jacques Parizeau, a levé son chapeau devant «le géant» qu'a été ce grand serviteur de l'État, puissant ministre des Finances et trop brièvement premier ministre, selon lui.

«C'est un géant qui est parti. C'est tout un pan de mur de l'histoire contemporaine qui vient de s'abattre, a commenté M. Bouchard, au cours d'une entrevue avec La Presse Canadienne, mardi. Je pense que M. Parizeau a été au coeur de la vie politique et économique de deux générations de Québécois.»

Après le premier choc du décès de M. Parizeau, M. Bouchard constate qu'«il y a une sorte de vide par rapport à des gens de ma génération et même de la génération qui a suivi immédiatement».

M. Parizeau a longtemps été serviteur de l'État, comme conseiller gouvernemental. Il a été «un père de la fonction publique québécoise» puisqu'il a contribué à l'édification de plusieurs grandes institutions à caractère économique, souligne M. Bouchard.

Ensuite, il a été un puissant ministre des Finances sous René Lévesque, mais peu de temps premier ministre, a rappelé Lucien Bouchard. Comme premier ministre, M. Parizeau a manqué de temps, a soutenu M. Bouchard.

«C'était son rêve d'être premier ministre, vous savez? Pour lui, être premier ministre, il éprouvait pour la fonction un respect, un dévouement presque total. Cette fonction, il la voyait au sommet de la pyramide de l'État. Là-dessus, il n'a pas eu beaucoup de temps; le temps lui a manqué. Un an, à peine un an, en réalité, c'est court. Et c'est un an qui a été consacré à l'effort référendaire, de sorte qu'il aura été un premier ministre référendaire, en réalité», a déploré M. Bouchard.

«Il n'a pas eu beaucoup de temps pour se consacrer à l'administration de l'État, qui était probablement ce qui l'intéressait tout autant. Mais les circonstances ont voulu qu'il doive se consacrer de façon quasi totale à la préparation du référendum», a-t-il ajouté.

De l'épisode référendaire qu'ils ont traversé ensemble en 1995, M. Bouchard dit conserver le souvenir qu'ils poursuivaient tous deux le même objectif et que, pour ce faire, ils s'étaient entendus sur les moyens d'y parvenir.

Depuis, il affirme que ses relations avec M. Parizeau étaient «correctes».

Comme M. Bouchard, après son engagement politique, M. Parizeau a aussi milité pour l'éducation et l'enseignement supérieur, croyant qu'il était crucial d'y investir pour l'avenir de son peuple. «Il était un universitaire d'abord et aussi un professeur», a rappelé M. Bouchard.

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