Philippe Couillard «ému» par sa courte rencontre avec le pape

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Le pape François et le premier ministre Philippe Couillard.

Matteo Mignani, gouvernement du Québec

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(Cité du Vatican) Un premier ministre Philippe Couillard ému a accueilli avec étonnement une requête empreinte d'humilité du pape François, mercredi matin: «Je vous demande de prier pour moi».

«Cela m'a vraiment surpris et ému. Penser que le pape me demande de prier pour lui, j'ai trouvé ça surprenant et émouvant à la fois», dira M. Couillard, quelques instants après un bref entretien d'une minute à peine avec le souverain pontife.

Sous un soleil de plomb, pendant plus de deux heures, le premier ministre Couillard avait patiemment attendu, avec sa conjointe Suzanne Pilote, pendant l'homélie du pape sur le mariage, en italien d'abord, reprise ensuite en français, en espagnol, mais aussi en russe et en arabe. La Place Saint-Pierre était bondée; plus de 50 000 fidèles s'étaient déplacés pour cet événement hebdomadaire. Le couple de Québécois se trouvait, avec un dignitaire ukrainien, aux premières loges, devant l'espace clôturé réservé aux personnalités où se trouvait le maire de Montréal, Denis Coderre, il y a quelques semaines.

En point de presse par la suite, M. Couillard souligna ne pas être d'accord avec l'affirmation que la religion était en perte de vitesse au Québec. On se rappellera de «l'enthousiasme» autour de la visite de Jean-Paul II en 1984, observe-t-il. Aussi l'arrivée du pape François est de nature à rapprocher les gens, «il est aimé à travers le monde. L'image de simplicité qu'il dégage, les gens y sont très sensibles».

Le rapport des Québécois avec la religion a changé, mais «j'ai constaté que c'est encore très important pour beaucoup plus de gens qu'on pense». «À L'Isle-Verte, à Mégantic, où sont allés les gens quand le malheur a frappé ? À l'église ! ». Il rappelle qu'il était en faveur du maintien du crucifix à l'Assemblée nationale, convaincu que la population est en accord avec la préservation de ce patrimoine religieux.

M. Couillard avait apporté des présents représentants sa région: un bâton de pèlerin fait par un artisan du Lac-Saint-Jean, des produits des moines trappistes de Dolbeau et ceux d'un verger de la région.

Dans une lettre transmise de main à main, M. Couillard a réitéré l'invitation faite ce printemps par Denis Coderre pour souligner les fêtes du 375e anniversaire de Montréal. Le moment n'était pas approprié à une réponse immédiate, mais il a reçu l'invitation avec un sourire, de relever M. Couillard. Le premier ministre Stephen Harper sera aussi à Rome le mois prochain et aura l'occasion de lui rappeler aussi qu'il serait le bienvenu. Le pape est «très sensible à la question québécoise», il est proche des cardinaux Cyprien Lacroix et Marc Ouellet.

Il est difficile de prévoir les probabilités de cette visite, «c'est 50-50, c'est difficile d'apprécier, on verra avec le temps», de résumer M. Couillard.

En fin de journée, M. Couillard devait prononcer un discours pour souligner le 50e anniversaire de la présence du Québec en Italie. Une représentation avait été ouverte à Milan en 1965.

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