Bombardier: Couillard blâme le «marché mondial»

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Philippe Couillard

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(Québec) C'est le marché mondial des avions d'affaires qui est en panne, pas Bombardier, et le gouvernement du Québec n'y peut rien, a souligné jeudi matin le premier ministre Philippe Couillard.

Le chef péquiste Stéphane Bédard relevait que les 1000 mises à pied annoncées chez l'avionneur québécois, cumulées à 400 congédiements potentiels à la Davie près de Québec, constituaient un «jeudi noir pour l'emploi de qualité au Québec». Pour M. Bédard, en sabrant tous azimuts dans les crédits d'impôts à la recherche, sans épargner le secteur aéronautique, le gouvernement Couillard a pavé la voie à ces mauvaises nouvelles.

«C'est une question de marché mondial, le nombre d'avions que les Russes ou les Chinois achètent, vous comprendrez bien qu'une entreprise et un gouvernement ont relativement peu de contrôle là-dessus», dira M. Couillard, ajoutant qu'il était convaincu que l'opposition ne suggérait pas que le Québec achète ces appareils à la place des clients étrangers.

En dépit des 1000 mises à pied confirmées jeudi matin, Bombardier se retrouve à son niveau d'emploi d'avant la dernière crise financière en 2008. Son carnet de commande d'avion d'affaires revient à des niveaux plus habituels une fois qu'on y soustrait les achats potentiels de Russie et de Chine. Pour la CSeries, «on va être aux côtés de Bombardier comme le gouvernement du Québec l'a toujours été», promet M. Couillard.

«Dire que le secteur manufacturier ne fonctionne pas n'est pas exact. Depuis 2007, il s'était ajouté 3500 emplois à Bombardier. On revient à 2500», un niveau plus habituel, de souligner le ministre Jacques Daoust à l'Assemblée nationale. Depuis un an il s'est créé 59 000 emplois, «il y en a surement quelques-uns dans le secteur manufacturier», dira-t-il.

Davie

Le chantier maritime de Davie à Lévis doit confirmer aujourd'hui 200 mises à pied faute de contrats fédéraux. Or, «il serait normal et approprié que le Québec obtienne sa part», de souligner M. Couillard. Le chantier lévisien a été reconnu comme l'un des meilleurs au pays, et il attend toujours une décision du gouvernement Harper pour le renouvellement de ses bateaux de ravitaillement.

«J'en ai parlé au premier ministre du Canada. Les chantiers des Maritimes et de Colombie-Britannique sont pleins. Il serait normal que la Davie ait sa juste part, on va continuer à faire des représentations», de soutenir M. Couillard.

Pour le péquiste Stéphane Bédard, la quatrième ronde de compressions à Bombardier, les mises à pied à Lévis, qui peuvent atteindre 400 postes, Rio Tinto, Résolu, ce sont «de mauvaises nouvelles à répétition».

«Ce sont des emplois de qualité. Dans Bombardier, le gouvernement regarde passer la parade, le ministre (de l'économie Jacques Daoust) a dit «j'ai fait ma job, j'ai passé du coup de téléphone»», de lancer M. Bédard.

Pour que la Davie survive, «il faut faire des batailles pour ramasser des miettes», seulement 13 millions de contrats sur 1000 milliards d'engagements fédéraux dans le secteur maritime. Ottawa, selon lui, retient délibérément cet engagement, «ce doit être ça aussi le prix de la péréquation».

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