Un 2e tour pour choisir le nouveau chef du PQ, dit Drainville

Bernard Drainville, et à droite, Alexandre Cloutier, lors... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse canadienne)

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Bernard Drainville, et à droite, Alexandre Cloutier, lors d'un débat en mars dernier.

Photo Jacques Boissinot, archives La Presse canadienne

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Les jeux sont loin d'être faits dans la course à la direction du Parti québécois, selon le candidat Bernard Drainville.

Ses coups de sonde auprès des militants lui suggèrent qu'il y aura un deuxième tour, puisqu'aucun candidat n'obtiendrait les 50 % requis au premier tour.

M. Drainville réagissait ainsi au plus récent sondage qui le donne troisième dans la course, derrière Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier. Or le député de Marie-Victorin fait une tout autre lecture de la situation, en fonction du pointage que son équipe réalise chez les militants.

«Si vous pensez que, le soir du vote, cela va être un résultat comme celui que vous voyez dans les sondages depuis des mois, oubliez ça, je vous assure de ça», a-t-il déclaré en conférence de presse mercredi, au cours de l'annonce de ses propositions en matière d'éducation.

Les résultats ne refléteront en rien ceux des sondages effectués depuis le début de la course, a-t-il répété.

«Ce que cela dit, c'est qu'on s'en va dans un deuxième tour. (...) C'est ce que je vois dans mon pointage. Tirez vos conclusions: s'il y a un deuxième tour, c'est nécessairement parce qu'il n'y a aucun candidat qui va chercher 50 % plus un des voix au premier tour», a-t-il dit.

Il a rappelé que les sondages sont effectués dans la population en général et les sympathisants, mais pas nécessairement auprès des membres qui voteront en mai. Selon lui, les échantillonnages sont trop petits pour qu'ils soient fiables.

«Ils prennent 1000 personnes, ils identifient 200 sympathisants péquistes et ils élisent le chef à partir de cet échantillon. Depuis des mois les sondages élisent le prochain chef - c'est toujours le même qui sort en premier - avec un échantillonnage de 10 ou 15 membres (du PQ). C'est ça qu'on fait. Ben, ce n'est pas ça qui va se passer. (...) Il n'y aura pas 15 ou 20 qui vont voter, je vous le garantis.»

Le dernier sondage Léger a été réalisé par Internet pour le compte du quotidien Le Devoir auprès de 1000 personnes, du 6 au 9 avril. Il suggérait 59 % d'appui à Pierre Karl Péladeau, 13 % à Alexandre Cloutier et 9 % à M. Drainville, tandis que Martine Ouellet (4 %) et Pierre Céré (1 %) fermaient la marche.

Le scrutin pour choisir le nouveau chef péquiste aura lieu dans un mois, le 15 mai. Le deuxième tour, si nécessaire, aura lieu le 22 mai. Le mercredi 15 avril est la date limite pour renouveler ou se procurer une carte de membre afin de pouvoir voter.

Le troisième débat officiel des candidats à la direction du Parti québécois aura par ailleurs lieu jeudi à Québec. M. Drainville a donc présenté mercredi son programme en éducation en prévision de cet affrontement. Il compte pas moins de 25 propositions. Parmi elles, citons notamment le maintien du ratio maître-élèves à son niveau actuel, plutôt que de chercher à le hausser comme l'envisage le gouvernement libéral.

Il veut également compléter le réseau des maternelles à plein temps pour les enfants de 4 ans dans les milieux défavorisés, pour un coût estimé à 46 millions $. Il souhaite également rétablir le financement du programme de réussite éducative, une enveloppe 70 millions $ éliminée par les libéraux, qui servait entre autres aux activités parascolaires.

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