Les critiques de Parizeau n'ébranlent pas les candidats

Martine Ouellet, la seule à proposer la tenue... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Martine Ouellet, la seule à proposer la tenue d'un référendum dès un premier mandat péquiste, se réclame de l'approche de Jacques Parizeau.

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(Québec) Les commentaires de Jacques Parizeau à l'égard du Parti québécois ont eu des échos chez les candidats à la direction de la formation souverainiste. Trois candidats ont dit se sentir interpellés par les propos de l'ancien chef, mais ils se sont gardés de le critiquer.

Lors d'une entrevue à Radio-Canada, enregistrée en février mais diffusée lundi, l'ancien premier ministre s'est montré très sévère à l'égard du PQ. À ses yeux, la formation qu'il a dirigée jusqu'au référendum de 1995 a perdu son âme. Il a montré du doigt les débats «ridicules» et «enfantins» sur le calendrier référendaire.

«On a démoli graduellement ce parti-là, et surtout, on lui a fait perdre son âme, a-t-il déclaré lors de l'entrevue. On l'a égaré dans des discussions byzantines.»

Martine Ouellet, la seule à proposer la tenue d'un référendum dès un premier mandat péquiste, se réclame de l'approche de Jacques Parizeau. À ses yeux, les commentaires de l'ancien chef vont dans le sens de sa proposition de mettre la souveraineté à l'avant-plan du discours péquiste.

«C'est un peu ce que moi, je dis: il faut qu'on s'assume, a dit Mme Ouellet en entrevue lundi. C'est la leçon des dernières élections, et aussi des 15 dernières années, où l'appui à l'indépendance a été plus élevé que l'appui au Parti québécois.»

La députée de Vachon note que le PQ compte sensiblement le même nombre de membres et de députés que lorsque Jacques Parizeau en a pris la tête en 1988. Selon elle, la formation souverainiste doit se recentrer sur sa raison d'être et éviter les formules telles que l'affirmation nationale ou la gouvernance souverainiste, qu'elle croit vouées à l'échec.

Alexandre Cloutier s'est senti personnellement interpellé par l'appel de Jacques Parizeau aux jeunes de 30 et 40 ans, la génération qu'il présente comme l'avenir du mouvement souverainiste. Âgé de 37 ans, le député de Lac-Saint-Jean est le plus jeune candidat à la succession de Pauline Marois.

Selon lui, la course à la direction permet déjà de répondre en partie aux inquiétudes de l'ancien premier ministre.

«Ce que M. Parizeau exprime, ce sont les défis qui nous attendent, a dit M. Cloutier. Je pense qu'on est déjà en train de les relever et qu'il y a déjà un mouvement de renouveau qui est opéré.»

Bernard Drainville a pour sa part noté que la course à la direction offre précisément au PQ une occasion de se renouveler. Mais c'est un tout autre extrait de l'entrevue de M. Parizeau qui a retenu son attention, celui où il critique la «fixation» des élus sur l'équilibre budgétaire.

«Là où je le rejoins, c'est dans sa charge à fond de train contre une atteinte complètement dogmatique du déficit zéro», a indiqué M. Drainville, le seul candidat à proposer le report de l'atteinte du déficit zéro.

Pierre Karl Péladeau n'a pas été en mesure de commenter les critiques de M. Parizeau, lundi.

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