La publicité du député Tanguay retirée de la page d'un centre musulman

Le chef du PLQ, Philippe Couillard, et le... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le chef du PLQ, Philippe Couillard, et le député Marc Tanguay (en arrière).

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(Québec et Bordeaux) Le député libéral Marc Tanguay a plaidé hier qu'il ne savait pas que le site web du centre communautaire musulman dans lequel il a placé une publicité diffusait aussi des écrits prônant la violence envers les femmes.

Le député de LaFontaine avait refusé toutes les demandes d'entrevue, y compris celle de La Presse, depuis l'éclosion de la controverse entourant le centre communautaire El-Fath, mardi soir. Il est finalement sorti de son mutisme sur les ondes du 98,5, en fin d'après-midi, pour affirmer qu'il ne savait rien du contenu controversé du site. «Je n'ai jamais été mis au courant de cette citation qui est rétrograde, qui est misogyne, qui va contre nos valeurs fondamentales», a-t-il déclaré. La Presse Canadienne avait pourtant sollicité les commentaires du député avant de publier l'information.

Une publicité du député Tanguay a été retirée du site web d'un centre communautaire musulman qui proposait des textes prônant la violence envers les femmes.

La photo et l'adresse du député de Lafontaine ne sont plus visibles sur la page du Centre communautaire El-Fath depuis la fin de l'avant-midi.

Plus tôt en matinée, Philippe Couillard avait sommé M. Tanguay de retirer la publicité. Le premier ministre jugeait inapproprié que des fonds publics soutiennent le type de message véhiculé par le site.

« La publicité doit être retirée », a-t-il conclu, refusant de dire s'il estimait que son député avait manqué de jugement.

La page web du centre communautaire détaillait les nombreuses activités culturelles et sportives proposées par l'établissement. On pouvait également y lire l'un des ouvrages sur l'Islam. 

L'un de ces ouvrages, intitulé Exemption du Coran des mensonges des calomniateurs, incite les hommes à « corriger » leurs épouses  dans certaines circonstances.

« Si l'épouse de l'un d'entre nous n'accomplit pas sa prière ou refuse d'obtempérer aux ordres de son mari, celui-ci doit la corriger afin de ne pas la laisser détruire la cellule familiale, il ira même jusqu'aux coups, mais ces derniers ne doivent pas être douloureux », pouvait-on lire dans le texte.

Le document a depuis été retiré du site du Centre communautaire El-Fath. L'établissement n'avait pas répondu à une demande d'entrevue de La Presse, mercredi midi.

La Coalition avenir Québec a refusé de blâmer Marc Tanguay pour avoir acheté un espace publicitaire sur le site web du Centre. La députée Nathalie Roy estime par contre que le député aurait dû promptement retirer l'annonce après avoir été mis au courant du contenu de la page.

« M. Couillard a dit qu'il interviendrait lorsqu'il y aurait des propos haineux ou incitant à la violence, a souligné Mme Roy. Quand on dit que c'est correct de battre sa femme, ça s'appelle inciter à la violence. Ça s'appelle des voies de fait causant des lésions. C'est même criminel. »

« Je ne peux pas concevoir que le député de Lafontaine ait vu ça et quand même persisté et signé, a ajouté la députée caquiste. Ça me surprend énormément. »

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