Manifestation et occupation de bureaux contre l'austérité

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Cette manifestation prend place dans le cadre d'un vaste mouvement d'actions dites dérangeantes.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Encore une fois, quelques centaines de manifestants ont protesté contre les politiques d'austérité du gouvernement Couillard, lundi à Montréal.

Et une cinquantaine de manifestants ont momentanément occupé des bureaux de l'Association des banquiers canadiens, rue McGill College au centre-ville de Montréal, pendant que leurs collègues continuaient de manifester à l'extérieur, malgré le froid mordant. Ils avaient débuté leur marche devant les bureaux montréalais du premier ministre Philippe Couillard, non loin de la banque HSBC, avant de se rendre devant la tour BNP-Paribas, puis aux bureaux de l'Association des banquiers.

Finalement, les occupants ont quitté les lieux pacifiquement après la lecture de l'avis d'éviction. Le Service de police de la ville de Montréal ne rapporte aucune arrestation.

Cette manifestation, qui s'inscrit dans le cadre d'un vaste mouvement d'actions dites dérangeantes, a été organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics. Cette semaine, 40 actions sont planifiées pour tenter de convaincre le gouvernement Couillard de changer de cap.

Les policiers étaient nombreux pour suivre la manifestation, même à cheval.

Au passage des manifestants, les services de sécurité de plusieurs édifices à bureaux verrouillaient leurs portes, de crainte de les voir entrer en masse. Mais il n'y a eu aucun incident et le tout s'est déroulé pacifiquement. Tout au plus, certains manifestants ont frappé à coups de poing sur les portes vitrées de la tour BNP-Paribas, avant de finalement quitter les lieux lorsque la majeure partie des manifestants se sont remis à marcher pour se rendre à l'Association des banquiers.

Les manifestants provenaient de tous les horizons et, si l'on se fie aux pancartes qu'ils portaient, certains protestaient contre les compressions en éducation, d'autres dans les services publics en général, d'autres contre l'évasion fiscale ou contre le gouvernement libéral. «SOS Violence libérale» pouvait-on lire sur une de ces pancartes.

«Nous, dans les services publics, on s'en rend compte tous les jours des coupures et des impacts que ces coupures-là ont sur les gens. Les coupures touchent tous les ministères. Et ce sont les gens les moins bien nantis et la classe moyenne qui écopent. On le voit dans les régions: les bureaux ferment et les délais s'allongent à la Régie du logement, à la Régie des rentes, à Emploi Québec. De plus en plus, ça touche également les grands centres. Ici dans la région de Montréal, il y a trois Centres locaux d'emploi qui sont sur le point de fermer», a rapporté Christian Daigle, du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, qui s'est adressé aux manifestants au microphone.

«Maudit qu'on les vit les impacts de ces mesures-là dans nos groupes et maudit que nous ripostons contre ces mesures-là! Ce sont des mesures qui touchent les personnes les plus vulnérables, particulièrement les femmes, parce que ça attaque nos services publics, nos services sociaux, en éducation, en santé, en services communautaires», a critiqué à son tour Lyse Cloutier, de la Coalition montréalaise pour la survie des services publics.

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