Christine St-Pierre vante le Plan nord en mission aux É.-U.

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre.... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre.

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Alain Martineau
La Presse Canadienne
WASHINGTON

En mission aux États-Unis, la ministre québécoise des Relations internationales, Christine St-Pierre, dit avoir senti un grand intérêt de ses divers interlocuteurs pour le Plan nord et l'environnement.

À Washington, où elle se trouvait au début de sa mission de cinq jours, vendredi, la ministre est notamment intervenue pendant 20 minutes (sans compter la période de questions) au sein de l'un des cinq plus grands centres d'études et de recherches des États-Unis, le Woodrow Wilson International Center for Scholars.

«J'ai senti un énorme intérêt pour la relance du Plan nord, a soutenu Mme St-Pierre, samedi en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne. Ils aiment aussi entendre que 50 pour cent du territoire à développer sera protégé et que les Autochtones également bénéficient d'une protection.»

Devant ses divers interlocuteurs, Mme St-Pierre insistait en tout temps pour dire que le Québec est ouvert aux affaires et entend continuer à jouer un rôle de leader dans plusieurs dossiers stratégiques, particulièrement sur les plans énergétique et environnemental.

Sur ce dernier plan, elle a défendu le travail accompli par le Québec en matière de protection de l'environnement.

«J'ai mentionné que le Québec peut agir individuellement avec un État américain comme il l'a fait avec la Californie. Et, a-t-elle martelé, le Québec va essayer d'en négocier d'autres».

Devant l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA), Christine St-Pierre a insisté sur le fait que le Québec produit une énergie propre pouvant aider les États en matière environnementale.

«L'EPA est en train de dresser un grand plan pour donner aux États les cibles à atteindre en matière de gaz à effet de serre. On leur a dit de parler aux États de notre capacité hydro-électrique. On était là pour faire passer ce message», a-t-elle signalé.

Il a aussi été question de la Stratégie maritime au cours des nombreuses rencontres de la ministre québécoise. «Il est important d'en parler d'autant plus que c'est à Québec que se tiendra en juin la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs des Grands Lacs», a-t-elle rappelé.

Le Conseil est un forum réunissant les huit États américains riverains des Grands Lacs, dont New York et le Michigan, ainsi que deux provinces canadiennes (Ontario et Québec).

L'objectif est de développer l'économie durable de la région et de renforcer le système de gestion de l'écosystème des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.

Toujours à Washington, Mme St-Pierre s'est félicitée de l'intérêt que porte le ministère américain du Travail aux politiques en vigueur en sol québécois concernant les congés pour aider les parents (congé parental, congé de maternité et paternité, système des Centres de la petite enfance, etc.).

Aux États-Unis, on tente de trouver des solutions afin qu'il y ait plus de femmes retournant au travail après la naissance de leur enfant. Mais, les Américains n'ont pas autant de mesures sociales qu'au Québec.

«J'ai donné des précisions sur notre système de garderie à coûts abordables, parlé de l'autonomie des femmes, et du rôle du père qui peut prendre un congé de paternité de plusieurs semaines», a rappelé Mme St-Pierre. Le congé parental s'applique aux salariés, mais aussi aux travailleurs autonomes.

«Les artistes ont grandement apprécié ces décisions», a soutenu l'ancienne ministre de la Culture.

Lundi soir, Mme St-Pierre participera à une cérémonie pour souligner le 75e anniversaire de la création de la délégation générale du Québec à New York.

«Une centaine de personnes ont été invitées pour souligner l'événement, dont plusieurs de nos partenaires, a-t-elle mentionné. Nous avons à New York un nouveau délégué issu du milieu des affaires et de la finance - Jean-Claude Lauzon - qui accompli un excellent travail.»

La ministre St-Pierre ira voir aussi le travail que fait l'entreprise montréalaise de vêtements Peerless à un rendez-vous de la mode qui se tient ces jours-ci dans la métropole américaine.

L'entreprise du boulevard Pie-IX à Montréal, qui emploie 1000 travailleurs, produit entre autres six millions de complets pour hommes et les États-Unis sont son principal marché.

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