Québec recule sur Les débrouillards

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L'éditeur des Publications PLD, Félix Maltais, derrière Les débrouillards, Les explorateurs et Curium.

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Québec maintiendra finalement son appui financier aux organisations scientifiques, a annoncé dans un communiqué le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, hier en fin d'après-midi.

L'Agence Science-Presse (ASP), dont la survie était menacée en raison de la perte d'une subvention de 123 000$, pourra souffler un peu. La populaire grenouille Beppo, du magazine Les débrouillards, pourra aussi déposer l'affiche «S.O.S.» qu'elle tenait à bout de bras sur les réseaux sociaux depuis l'annonce des compressions.

«Nous n'avons pas retenu la proposition du ministère. Le ministre a jugé qu'il était important de garder le financement actuel», a déclaré l'attachée de Jacques Daoust, Mélissa Turgeon. Elle a refusé de révéler si la pression populaire avait influencé le choix du ministre.

Vendredi, la nouvelle voulant le gouvernement de Philippe Couillard retranche les 130 000$ de subventions allouées aux Publications BLD, qui sont derrière Les débrouillards, Les explorateurs et Curium, a créé une onde de choc. L'éditeur des trois publications, Félix Maltais, dénonçait une «attaque de la culture scientifique». Pour protéger les magazines scientifiques et pour dénoncer la mise à mort de l'ASP, les mots-clics #Sauvons ASP et #SansLesDébrouillards ont été créés. Les chroniques, les pétitions et les sorties en règle contre la décision du gouvernement se sont accumulées.

Décision accueillie avec soulagement

«Ça n'a pas dérougi», a confié Félix Maltais, qui a lancé Les débrouillards en 1982. «Le Ministère n'a pas eu le choix de se rendre compte que la population voulait de la culture scientifique. Le gouvernement a écouté et je le félicite d'avoir réalisé rapidement qu'il avait fait une erreur», a-t-il ajouté. Hier soir, au terme de «trois journées assez dures», il a décrit la réaction de son équipe de 15 personnes comme «très, très émotive». «On est tellement contents!», a-t-il lancé, avant d'affirmer qu'il espère que cette «crise» amènera un nouveau type de dialogue avec le gouvernement.

Josée Nadia Drouin, qui dirige l'Agence Science-Presse, a appris la nouvelle au terme d'une journée passée à préparer une campagne de mobilisation pour sauver l'agence qui se consacre à la promotion et à la diffusion de la science depuis 36 ans. «On est passés du choc, vendredi, à plein d'émotions ce soir», s'est-elle exclamée, soulagée.

En maintenant le financement, le ministre Daoust a choisi de ne pas retenir «les orientations proposées par son ministère en ce qui concerne l'appui aux organismes de soutien à la culture scientifique».

«Les organisations du domaine de la culture scientifique jouent un rôle capital dans le développement de l'intérêt des jeunes et moins jeunes pour la science. Malgré le contexte financier particulièrement difficile dans lequel le gouvernement évolue, nous tenons à préserver la mission de ces organisations qui travaillent dans le domaine de la culture scientifique et qui apportent une contribution importante au développement économique», a-t-il indiqué dans un communiqué.

«Je pense que ça devrait nous donner de l'espoir pour faire reculer le gouvernement dans d'autres dossiers où les orientations sont tout aussi contre-productives», a commenté la députée péquiste Véronique Hivon, avant de dénoncer une décision «prise sur le coin d'une table».

Les scénarios de financement doivent être revus «dans les prochains jours», selon le cabinet du ministre Daoust.

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