La consigne restera à cinq cents... pour l'instant

«Les Québécois n'ont pas besoin de voir le... (Photo: David Boily, La Presse)

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«Les Québécois n'ont pas besoin de voir le montant de la consigne augmenter pour poser le bon geste environnemental, soit récupérer leurs contenants», estime le président de l'Association des embouteilleurs de boissons gazeuses du Québec, Marc Coulombe.

Photo: David Boily, La Presse

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Marie-Michèle Sioui
La Presse Canadienne
Montréal

Le Parti québécois met les freins sur une promesse formulée par le Parti libéral il y a quelques mois: il ne fera pas passer de cinq à 10 cents la consigne des canettes de bière et de boissons gazeuses - pour l'instant, du moins.

Le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a plutôt choisi de demander une étude comparative sur les systèmes de collecte sélective et de consignation pour les canettes.

Il annule du coup une promesse formulée par son prédécesseur libéral, Pierre Arcand.

Le ministère de l'Environnement et la société gouvernementale Recyc-Québec piloteront l'étude, qui vise à comparer la performance respective de la consignation et de la collecte sélective, en matière environnementale, économique et sociale.

D'ici là, la consigne demeure inchangée, à cinq cents.

À l'Association des embouteilleurs de boissons gazeuses du Québec (AEBGQ) comme chez les Partenaires de la collecte sélective et à l'Association des détaillants en alimentation du Québec, la décision est accueillie favorablement. Les trois organisations insistent sur l'amélioration de la capacité de rendement de la collecte sélective, plus efficace à leur avis que l'augmentation de la consigne.

«Les Québécois n'ont pas besoin de voir le montant de la consigne augmenter pour poser le bon geste environnemental, soit récupérer leurs contenants», estime le président de l'AEBGQ, Marc Coulombe.

Quand le ministre Arcand avait promis de faire passer la consigne de cinq à 10 cents, en juin dernier, l'Association des marchands, dépanneurs et épiciers du Québec avait salué la décision, disant y voir une valeur ajoutée pour les consommateurs et un moyen pour ses membres de s'assurer un financement adéquat.

La loi sur la consigne n'a pas fait l'objet de modification importante depuis son entrée en vigueur en 1984. Elle avait alors été établie pour favoriser l'utilisation de contenants réutilisables, et diminuer la pollution et les déchets attribués aux contenants aujourd'hui consignés. La consigne apparaissait alors comme un incitatif afin que le public retourne ces canettes.

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