Les anciens stagiaires invités à soutenir l'OFQJ

«Il y a des gens en fin de... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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«Il y a des gens en fin de carrière qui ont eu l'OFQJ comme tremplin de carrière. On va les solliciter financièrement pour parrainer des opérations à l'avenir et augmenter le nombre de participants», a expliqué le ministre Lisée.

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Michel Dolbec
La Presse Canadienne
Paris

Québec et Paris souhaitent que l'Office franco-québécois pour la jeunesse joue un rôle plus important dans le développement de leur coopération. Preuve de cette volonté: l'OFQJ échappe à la vague de compressions budgétaires pratiquées au Québec comme en France. Mais les anciens stagiaires seront invités à lui donner un coup de pouce pour augmenter ses ressources.

«C'est quand même extraordinaire. Il y a des restrictions budgétaires majeures, mais, des deux côtés, on a sanctuarisé les budgets de l'OFQJ», s'est réjoui jeudi le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, venu coprésider à Paris la réunion annuelle du conseil d'administration de cette organisme bigouvernemental.

Le Québec débourse 3 millions $ par année pour le fonctionnement de l'OFQJ, la France un peu plus de 5 millions $. Depuis sa création en 1968, l'OFQJ, dont le mandat est de favoriser le «rapprochement des jeunesses française et québécoise», a fait voyager 150 000 jeunes. À ces «anciens» jeunes, on demandera bientôt de renvoyer l'ascenseur.

«Il y a des gens en fin de carrière qui ont eu l'OFQJ comme tremplin de carrière. On va les solliciter financièrement pour parrainer des opérations à l'avenir et augmenter le nombre de participants», a expliqué le ministre Lisée.

Sur le plan de la participation, les choses, même «à budgets constants», vont pourtant plutôt bien: l'an dernier, 4000 jeunes ont profité, de part et d'autre, des programmes de développement et de perfectionnement professionnels de l'organisme, deux fois plus qu'il y a cinq ans.

Lors de la visite à Paris de la première ministre Pauline Marois, le mois dernier, il a été convenu que la coopération franco-québécoise s'articulera désormais autour de l'innovation et de la créativité. Jeudi, l'OFQJ a donc été invité à «orienter son action en convergence avec ces thèmes-là», a dit M. Lisée, de manière à ce que la jeunesse puisse occuper une «plus grande place» dans la relation franco-québécoise.

Dans cet esprit, Jean-François Lisée et la ministre française responsable de la Jeunesse, Valérie Fourneyron, ont demandé à l'OFQJ d'identifier une vingtaine de jeunes «innovateurs» français et québécois et de les «appairer».

«Le jeune dans la vingtaine qui est déjà excellent et qui a déjà percé dans son domaine ne rêve probablement pas du Québec ou de la France, mais bien de New York ou de Shanghai. Si on réussit à faire en sorte qu'ils se rencontrent, on va développer des maillages qui n'auraient pas éclos», fait valoir le ministre québécois.

Ce dernier compte beaucoup également sur le rôle que peut jouer l'office en matière d'emploi, de réinsertion et de qualification. Il signale à ce sujet que le taux d'accès à l'emploi ou de retour aux études chez les jeunes qui viennent en France ou qui vont au Québec est de 80 pour cent.

«C'est comme si l'expérience étrangère donnait à la fois une qualification et un savoir-être qui leur donnent des chances plus grandes d'insertion à l'emploi quand ils reviennent chez eux. C'est quelque chose qu'on veut développer», a précisé M. Lisée.

Pour cette visite à Paris, Jean-François Lisée était accompagné de l'adjoint parlementaire de la première ministre pour les dossiers jeunesse, Léo Bureau-Blouin.

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