Sondage Crop-La Presse: Legault consolide son avance

La CAQ de François Legault domine les intentions... (Photo: Mathieu Bélanger, Archives Reuters)

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La CAQ de François Legault domine les intentions de vote (33 % après répartition des indécis), selon un nouveau sondage CROP-La Presse. Elle récolterait 42 % si elle fusionnait avec l'Action démocratique du Québec.

Photo: Mathieu Bélanger, Archives Reuters

Les Québécois sont d'une humeur massacrante. Tellement qu'ils ne demandent qu'à donner une chance à un vieux nouveau venu sur la scène provinciale, que ce soit la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault, ou Gilles Duceppe.

La CAQ domine les intentions de vote (33% après répartition des indécis: voir tableau I), selon un nouveau sondage CROP-La Presse. Elle récolterait 42% si elle fusionnait avec l'Action démocratique du Québec (voir tableau II).

Seule l'arrivée de Gilles Duceppe à la tête du Parti québécois permettrait de battre M. Legault. Il obtiendrait 36% des intentions de vote (sondage réalisé du 21 au 23 novembre derniers auprès d'un échantillon non probabiliste de 1000 internautes).

Soif de nouveauté

«On dirait que les Québécois veulent faire le ménage, et ils cherchent quelque chose de nouveau pour le faire», observe Youri Rivest, vice-président de CROP. Cette soif de nouveauté paraît si pressante que les Québécois accepteraient de l'étancher avec un ex-ministre péquiste ou un ancien chef de parti congédié aux dernières élections fédérales.

Il s'agit de notre premier sondage depuis que la CAQ est officiellement un parti politique. «Avant, on devait souligner dans notre question que la CAQ pourrait devenir un parti. Ce biais n'existe plus, mais M. Legault reste en tête. Son avance se consolide», note M. Rivest.

Les libéraux arrivent deuxièmes avec 27%. Le PQ termine troisième, loin derrière avec 19%. Suivent l'ADQ et Québec solidaire (à égalité à 6%).

Même si Jean Charest a finalement consenti à transformer la commission Charbonneau en véritable commission d'enquête, le taux d'insatisfaction à l'égard de son gouvernement demeure inchangé. Il reste toujours aussi élevé, à 73%.

Mais Pauline Marois n'en bénéficie pas. Sa descente se transforme en chute. Elle récoltait 34% des intentions de vote en mai. Elle a perdu la moitié de ses appuis en seulement six mois. «C'est encore plus inquiétant pour elle quand on réalise que cette baisse est progressive et constante. À chaque sondage, elle en perd encore un peu plus.»

Le PQ ne récolte plus que le quart du vote francophone. Le PLQ, seulement 15%. «Les libéraux deviennent marginaux auprès des francophones, dit M. Rivest, mais leur vote reste concentré chez les anglophones, ce qui les aide. Ce n'est pas le cas du PQ. Son vote est plutôt dilué. Avec ces chiffres et les distorsions de notre mode de scrutin, on pourrait donc bien compter les députés péquistes sur les doigts de notre main après les prochaines élections», croit M. Rivest. Par exemple, aux dernières élections fédérales, avec 23% du vote, le Bloc n'a fait élire que 4 députés sur 75 circonscriptions au Québec.

Oui à Duceppe

Il y a deux semaines, M. Duceppe a écrit à Pauline Marois: «Je n'ai aucune velléité de prendre la place de qui que ce soit.» Malgré tout, plusieurs électeurs l'espèrent encore.

Seulement 46% des souverainistes voteraient pour Pauline Marois; le tiers tenterait sa chance avec la CAQ.

Or, avec M. Duceppe comme chef, le PQ obtiendrait 72% des votes des souverainistes. «Il faut toutefois interpréter prudemment la popularité de M. Duceppe, nuance M. Rivest. Quand on met des "si" dans une question, les résultats sont plus fragiles. On ne sait pas non plus si l'attrait de la nouveauté durerait longtemps.»

Pendant ce temps, les appuis à la souveraineté atteignent un creux. On compte 33% d'intentions de vote pour le Oui et 67% pour le Non (après répartition des indécis). «On revient au sommet du non en 2007, après la montée de l'ADQ et la demi-lune de miel avec les conservateurs. Cette fois, c'est parce que le principal véhicule de la souveraineté est en crise, ça me semble évident», remarque M. Rivest. Depuis juin, 8 des 51 députés du PQ ont quitté le caucus (en vertu de départs, de suspensions ou d'expulsions).

L'ADQ près du plancher

Quant à l'ADQ, elle se rapproche du plancher. Depuis l'arrivée de la CAQ, en seulement un mois, ses appuis ont chuté de 20% à 6%. Seulement 3% des Québécois croient que son chef, Gérard Deltell, ferait le meilleur premier ministre. Plus des trois quarts des caquistes et adéquistes sont favorables à la fusion des deux partis.




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