Trump sera seul à défendre la Russie à Bruxelles, assure Trudeau

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Justin Trudeau discute avec du personnel militaire lors d'une visite dans la ville d'Adazi, en Lettonie, mardi.

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne

Les alliés au sein de l'OTAN du président Trump auront bien peu de temps à accorder à ses réflexions pro-Russie lorsqu'il s'entretiendra avec les dirigeants de l'alliance atlantique au sommet annuel à Bruxelles s'amorçant mercredi, a affirmé le premier ministre Justin Trudeau.

M. Trudeau a livré ce message durant sa visite, mardi, en Lettonie, en vue du sommet des 29 pays de l'alliance atlantique militaire, et quelques heures après que M. Trump eut jeté une ombre sur la rencontre en offrant un éclairage positif à la Russie.

Avant de s'envoler pour Bruxelles, le président Trump a minimisé l'influence négative de la Russie - une répétition de sa tactique avant le sommet du G7 le mois dernier, lorsqu'il avait appelé au rétablissement de la Russie dans le groupe des sept pays.

M. Trump a fait sourciller en disant que dans tous les enjeux de son voyage, le président russe Vladimir Poutine présentait probablement un problème moindre pour lui que ses alliés de l'OTAN avares de dépenses en défense ou un divorce qui tarde à se concrétiser entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

«Alors j'ai l'OTAN, j'ai le Royaume-Uni, qui est d'une certaine façon dans la tourmente, et j'ai (le président russe Vladimir) Poutine. Honnêtement, Poutine est sans doute le plus facile. Qui l'eût cru? Qui l'eût cru?», a dit le président devant la Maison-Blanche avant son départ.

M. Trudeau avait été ébranlé le mois dernier par le comportement de M. Trump, qui l'avait fustigé sur Twitter quelques heures après un dénouement relativement cordial du sommet du G7 dans Charlevoix, le qualifiant de «très malhonnête et faible».

M. Trudeau a indiqué clairement qu'il se joindra à ses alliés de l'OTAN dans la défense d'une alliance forgée à l'origine pour contrer l'ancienne Union soviétique, à la suite de la Seconde Guerre mondiale.

«La rencontre demain (mercredi) sera une occasion pour tous nos pays de renouveler notre engagement envers l'OTAN, pour démontrer que l'alliance est effectivement importante, qu'elle accomplit effectivement des choses importantes, et que les valeurs et les règles qu'elle a été créée pour défendre il y a plus de 75 ans sont tout aussi pertinentes aujourd'hui qu'elles ne l'ont jamais été», a affirmé le premier ministre.

«J'ai hâte d'échanger avec le président Trump», a-t-il ajouté.

Les commentaires du président Trump sont «épouvantables», même s'il peut avoir raison sur le manque de dépenses en défense de certains pays de l'OTAN, comme le Canada, a soutenu Brett Boudreau, un colonel à la retraite des Forces armées canadiennes désormais établi à Londres et qui a déjà été en fonction aux bureaux de l'OTAN à Bruxelles.

«Dénigrer des alliés de longue date tout en ayant de bons mots pour le pays qui s'est emparé sans justification de territoires et a redessiné des frontières de l'Europe par la force militaire pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale est à tout le moins déconcertant», a fait valoir M. Boudreau.




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