Attaques contre Trudeau: une tempête passagère, selon Mulroney

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« Je n'ai jamais entendu pareil langage, encore moins de la part de subordonnés du président et dirigé contre le premier ministre de leur plus grand ami et allié », a commenté Brian Mulroney.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

L'ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney prédit que la diatribe de Donald Trump contre Justin Trudeau n'est qu'une tempête passagère.

M. Mulroney, qui connaît personnellement M. Trump et conseille discrètement l'actuel premier ministre sur la manière de traiter avec le bouillant président américain, a comparé la tirade livrée par le milliardaire le week-end dernier à une « forte averse d'été », le genre « qui vous tombent dessus abruptement et se dissipent tout aussi rapidement ».

Donald Trump a attaqué M. Trudeau sur Twitter après avoir quitté le sommet du G7 à La Malbaie samedi, fâché que le premier ministre canadien ait réitéré durant une conférence de presse l'intention du Canada d'imposer des tarifs douaniers sur certains biens provenant des États-Unis en réaction aux tarifs « insultants » décrétés par le président des États-Unis pour les importations canadiennes d'acier et d'aluminium, mesure qu'il a justifiée en évoquant la sécurité nationale.

Justin Trudeau répète ce discours depuis plusieurs semaines, mais M. Trump a apparemment trouvé déplacé que le premier ministre canadien reprenne ce message juste avant son sommet historique avec le leader nord-coréen, Kim Jong-un.

Le président américain a accusé M. Trudeau, entre autres choses, d'être « très malhonnête et faible ». Et dimanche, deux de ses plus proches conseillers ont fait le tour des talk-shows pour en rajouter.

Le principal conseiller en commerce Peter Navarro a déclaré qu'il existait « un endroit spécial en enfer » pour le premier ministre canadien et tous les gens comme lui qui font preuve de « mauvaise foi » en négociant avec Donald Trump. Quant au principal conseiller en économie Larry Kudlow, il a reproché à Justin Trudeau d'avoir trahi M. Trump et de l'avoir poignardé dans le dos.

« Je n'ai jamais entendu pareil langage, encore moins de la part de subordonnés du président et dirigé contre le premier ministre de leur plus grand ami et allié », a commenté Brian Mulroney.

« Je n'ai jamais vu cela et personne n'a jamais vu ça. »

L'ancien premier ministre a estimé que le discours de clôture de M. Trudeau était « plutôt tempéré et ne méritait certainement pas une attaque ».

« Tout ce que M. Trudeau a fait, et d'une manière plutôt douce, c'était d'exprimer la position de son gouvernement, qui serait celle de n'importe quel gouvernement canadien dans ces circonstances », a-t-il indiqué, ajoutant que les tarifs douaniers annoncés par le Canada en réponse à ceux imposés par les États-Unis étaient logiques.

« Dans ce milieu, quelqu'un impose un tarif sur vos produits, vous imposez un tarif sur ses produits. Maintenant, la manière dont l'autre camp accueille cette nouvelle, c'est une autre affaire. Mais c'est la vie. »

Jusqu'à présent, Justin Trudeau n'a pas commenté les propos de Donald Trump. La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, est restée prudente dimanche, se contentant de dire que le Canada ne croyait pas que les attaques ad hominem étaient une façon appropriée et efficace de gérer ses relations avec les autres pays.

Selon Brian Mulroney, Ottawa a raison de ne pas échanger d'insultes avec le président américain.

« Nous ne devrions pas nous lancer là-dedans. C'est le genre de concours dont on ne peut pas sortir gagnant. »




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