Les commissaires aux langues officielles et au lobbying sont nommés

Le parlement du Canada, à Ottawa.... (PHOTO PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT)

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Le parlement du Canada, à Ottawa.

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La Presse Canadienne
Ottawa

Le gouvernement fédéral a officiellement déposé jeudi en Chambre la candidature de deux agents du Parlement : les commissaires aux langues officielles et au lobbying.

Pour le poste de chien de garde du bilinguisme au pays, Justin Trudeau a recommandé la désignation de Raymond Théberge, actuel recteur de l'Université de Moncton.

Le premier ministre s'est réjoui d'avoir déniché ce candidat « idéal », dont il a vanté la « passion pour la dualité linguistique et les droits linguistiques des minorités ».

« Je suis convaincu que M. Théberge exigera des comptes du gouvernement concernant la pleine mise en oeuvre de la Loi sur les langues officielles », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans une déclaration écrite, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a affirmé qu'il s'était « clairement distingué comme étant le meilleur candidat pour le poste ».

Le Franco-Manitobain, a-t-elle plaidé, a par ailleurs été sélectionné « après un processus rigoureux, ouvert et fondé sur le mérite ».

Le gouvernement libéral espère cette fois avoir misé sur la bonne personne.

Il avait dû recommencer le processus de nomination du commissaire aux langues officielles (CLO) après le fiasco de la candidature de Madeleine Meilleur, au printemps dernier.

Le nom de Raymond Théberge a fuité dans les médias la semaine dernière, et les réactions initiales ont jusqu'à présent été plutôt favorables.

Dans le camp néo-démocrate, cependant, on continue de dénoncer l'opacité d'un processus que les libéraux disent ouvert et transparent.

À la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), on s'est réjoui, jeudi, que le gouvernement ait enfin pourvu le poste.

« Ce que je vois de positif dans la nomination, surtout, c'est qu'il était temps qu'on (la) fasse », a exprimé au téléphone le président de l'organisation, Jean Johnson.

« On est officiellement heureux de voir la nomination, point à la ligne. Maintenant, on roule nos manches, et on commence à travailler », a-t-il ajouté.

La chaise était occupée de façon intérimaire depuis plus d'un an, après le départ à la retraite du précédent commissaire, Graham Fraser.

Il a par ailleurs souligné la « valeur symbolique » que revêt la nomination de M. Théberge aux yeux des francophones en situation minoritaire.

Le natif du Manitoba deviendra le premier commissaire provenant d'une autre province que le Québec et l'Ontario depuis la création du poste, il y a près de 50 ans.

Mais « au-delà du symbolisme, ce qu'on veut, c'est quelqu'un de fort », a insisté M. Johnson, disant espérer que Raymond Théberge s'avérera un chien de garde « avec des dents ».

La nomination doit être entérinée à la Chambre des communes et au Sénat.

Commissaire au lobbying

Le premier ministre Trudeau, qui se faisait reprocher de se traîner les pieds dans la nomination des agents du Parlement, a choisi d'en dévoiler deux d'un coup, jeudi.

En même temps qu'il proposait la candidature de Raymond Théberge, il soumettait celle de Nancy Bélanger pour le poste de commissaire au lobbying.

Elle est actuellement sous-commissaire au Commissariat à l'information du Canada.

Justin Trudeau l'a présentée comme une « excellente candidate pour le poste de commissaire au lobbying » grâce à « sa vaste expérience juridique et en matière de leadership ».




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