Kirpan dans les avions: deux politiciens comptent se prévaloir de ce droit

À Ottawa, hier, le Bloc québécois et le... (Photo Robert Skinner, Archives La Presse)

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À Ottawa, hier, le Bloc québécois et le Parti conservateur ont continué de critiquer la décision de Transports Canada d'autoriser les lames de moins de 6 cm à bord des avions, d'autant que le syndicat des agents de bord du pays avait aussi demandé au ministre Marc Garneau de revenir sur sa décision.

Photo Robert Skinner, Archives La Presse

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(OTTAWA) Au moins deux politiciens fédéraux de confession sikhe - le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique Navdeep Bains et le chef du NPD Jagmeet Singh - n'auront plus à remiser leur kirpan dans leurs valises à compter de lundi quand ils prendront l'avion, alors que les nouveaux règlements de Transports Canada permettant aux voyageurs d'emporter de petites lames à bord des avions entreront en vigueur.

Ces deux politiciens, qui portent discrètement le kirpan en public, se sont jusqu'ici toujours pliés aux règlements qui les empêchaient de porter un objet coupant à bord d'un aéronef. Mais de proches collaborateurs de M. Bains et de M. Singh ont indiqué à La Presse qu'ils comptaient garder sur eux leur kirpan une fois que les nouvelles règles entreraient en vigueur.

Un autre ministre de confession sikhe, Harjit Sajjan, titulaire de la Défense, pourrait aussi se prévaloir de cette nouvelle réglementation, mais son bureau n'a pas précisé hier s'il comptait le faire.

Interrogé au sujet de la controverse qui fait rage au Québec - l'Assemblée nationale a adopté une motion demandant à Ottawa de faire marche arrière - et à la Chambre des communes depuis que Transports Canada a annoncé il y a quelques jours qu'il serait possible, à compter de lundi prochain, de monter à bord d'un avion avec une lame de six centimètres ou moins, Jagmeet Singh a lancé un appel au calme.

« Je crois que la décision de Transports Canada se basait sur des faits et sur une évaluation exhaustive. C'est ainsi que ces décisions doivent être prises, de manière calme et objective. Je ne sais pas, par contre, si l'Assemblée nationale a eu la possibilité de mener sa propre évaluation des risques basée sur des données objectives », a indiqué hier M. Singh dans un courriel à La Presse.

En expliquant cette nouvelle mesure, le ministre des Transports Marc Garneau a soutenu que le Canada ne faisait qu'emboîter le pas à d'autres pays dans le monde, notamment la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Australie.

TRANSPORTS CANADA CRITIQUÉ

À Ottawa, vendredi, le Bloc québécois et le Parti conservateur ont continué de critiquer cette décision de Transports Canada, d'autant que le syndicat des agents de bord du pays avait aussi demandé au ministre Marc Garneau de revenir sur sa décision. Dans une lettre au ministre, le syndicat a affirmé que ses membres craignaient pour leur sécurité.

De passage à Montréal pour une annonce sur les villes intelligentes, le ministre Garneau a répété que les experts du Ministère avaient évalué de près la situation et que le risque d'attaques avec de tels couteaux était faible. « Les agents de bord qui travaillent sur des vols internationaux voyagent déjà avec de petites lames à bord, a dit M. Garneau. En revenant de Paris, par exemple, les petites lames de moins de six centimètres sont permises. La France a déjà adopté cette politique, leurs experts en sécurité en sont arrivés aux mêmes conclusions que les nôtres. »

- Avec La Presse canadienne

«« Nous sommes d'avis que ce changement est trop général et qu'il expose nos membres ainsi que les voyageurs à un grand risque. »

- Extrait de la lettre rédigée par la division du transport aérien du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)»





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