Le vide constitutionnel, une «grave lacune» selon Raymond Chrétien

L'ex-ambassadeur du Canada aux États-Unis et président du... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)

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L'ex-ambassadeur du Canada aux États-Unis et président du Conseil des relations internationales de Montréal, Raymond Chrétien.

Photo Jacques Boissinot, archives PC

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Le fait que le Québec n'ait jamais signé la constitution de 1982 est une «grave lacune» et il faut qu'elle «soit corrigée».

C'est ce qu'a affirmé ce midi Raymond Chrétien, l'ex-ambassadeur du Canada aux États-Unis, et président du Conseil des relations internationales de Montréal.

M. Chrétien a fait ces remarques au moment de remercier le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, qui s'adressait au CORIM.

Dans son discours, M. Couillard a longuement parlé de réforme constitutionnelle, tout en affirmant que contexte n'était pas favorable à une nouvelle ronde de négociations.

«Il ne faudra franchir cette étape qu'au moment où les chances de succès seront très élevées», a-t-il dit.

Au sujet des propos de M. Chrétien - dont l'oncle, Jean Chrétien, est un des artisans du rapatriement de la constitution sans l'accord du Québec en 1982 - M. Couillard s'est réjoui.

«J'étais heureux d'entendre ça, a-t-il. Ce n'est pas banal que la deuxième plus grande province n'ait pas encore adhéré au texte constitutionnel de 1982. Ça n'empêche pas les gens de vivre, mais il faut reprendre un jour cette conversation. Un jour s'ouvrira l'opportunité de le faire.»  

Il a signalé que les peuples autochtones demandent actuellement un statut de gouvernement. «J'ai dit à Ottawa l'autre jour qu'il n'y a pas de statut de gouvernement sans changement constitutionnel», a dit M. Couillard, reconnaissant du même souffle que le premier ministre Justin Trudeau n'est pas de son avis.

Le premier ministre Couillard a aussi abordé le thème identitaire, en précisant son gouvernement adoptera d'ici la fin de son mandat une «politique sur l'interculturalisme».

Il affirme que cette approche diverge du multiculturalisme canadien. «Le multiculturalisme pourrait être comparé à une forêt peuplée d'arbres distincts, l'interculturalisme quant à lui évoque l'image d'un tronc solide, a-t-il dit. À ce tronc se greffent les branches, les racines de la diversité, qui le renforcent et l'enrichissent.»

«Il est essentiel que tous et toutes se sentent pleinement intégrés à la trame sociale, culturelle et politique du Québec», a-t-il dit.




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