Ottawa renonce à l'achat de chasseurs du Koweït d'ici le remplacement des CF-18

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Le Canada cherche à renouveler une partie de sa flotte vieillissante de CF-18 (photo).

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne

Ottawa a renoncé à faire l'acquisition d'avions de chasse de seconde main du Koweït pour soutenir temporairement l'armée de l'air en attendant le remplacement de la vieille flotte de CF-18.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a expliqué jeudi que les chasseurs du Koweït n'auraient pas pu être livrés à temps.

Cette annonce survient en pleine dispute commerciale entre le géant américain de l'aéronautique, Boeing, et l'avionneur montréalais Bombardier, appuyé par le gouvernement canadien.

Les libéraux de Justin Trudeau comptaient acheter 18 chasseurs Super Hornet de Boeing afin de combler ce qu'ils décrivent comme un «écart de capacité» entre le nombre d'avions de combat que le Canada s'est engagé à tenir disponibles et le nombre d'appareils réellement prêts à décoller. En raison du litige entre Boeing et Bombardier, le gouvernement avait toutefois menacé d'acheter ailleurs.

La récente décision du département du Commerce américain d'imposer des droits compensatoires de près de 220 % sur les appareils CSeries a fait monter la pression sur le gouvernement fédéral pour qu'il riposte.

De passage jeudi à Riga, en Lettonie, où 450 militaires canadiens sont déployés, le ministre Sajjan s'est dit déçu de la décision des autorités américaines.

Il a refusé de préciser si l'option des Super Hornets était officiellement écartée, mais il a indiqué qu'il envisageait d'autres solutions.

Parmi ces autres solutions figure le rachat de chasseurs de seconde main à l'Australie, qui troque ses F/A-18 pour des F-35.

Mais une question demeure: les avions australiens sont-ils en assez bon état pour tenir le coup d'ici le remplacement de la flotte canadienne, prévu vers 2025?

Le temps presse pour combler l'«écart de capacité», soutient le ministre Sajjan, qui refuse pourtant de fournir un échéancier pour l'achat d'avions sur une base intérimaire.

Plusieurs experts, dont une douzaine d'anciens commandants des forces aériennes, ont toutefois mis en doute cet «écart de capacité», en plus de signaler que l'acquisition d'avions «temporaires» pourrait être effectuée beaucoup plus rapidement.




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