Julie Payette: des accusations de voies de fait retirées font surface

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Le 13 juillet dernier, le premier ministre canadien a annoncé la nomination de Julie Payette au poste de gouverneur général du Canada. Elle devrait entrer en fonction d'ici l'automne.

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(Ottawa) Le bureau du premier ministre Justin Trudeau a refusé de dire hier s'il était au courant d'accusations de voies de fait déposées contre la prochaine gouverneure générale Julie Payette - puis retirées -, alors qu'elle vivait aux États-Unis en 2011.

Le site internet iPolitics.ca a rapporté que des accusations de voies de fait au second degré ont été déposées contre Mme Payette le 24 novembre 2011 dans l'État du Maryland. Les faits se seraient produits dans la petite localité où l'astronaute vivait avec son conjoint de l'époque, William Flynn, ancien pilote de l'Aviation royale canadienne.

Le document ne donne pas de détails sur les faits à l'origine de l'accusation, mais des sources indiquent que c'est M. Flynn qui aurait été la victime alléguée.

Deux semaines plus tard, le 8 décembre, le processus judiciaire a été abandonné. Mme Payette n'a donc jamais été reconnue coupable de quoi que ce soit.

Selon le Code criminel du Maryland, les voies de fait au second degré sont passibles d'une peine d'emprisonnement maximale de 10 ans et d'une amende maximale de 2500 $. Elles supposent le simple fait de «commettre des voies de fait». L'infraction plus grave de voies de fait au premier degré est passible d'une peine d'emprisonnement d'au plus 25 ans, et exige une intention ou une tentative de causer des blessures sérieuses.

Aucun commentaire

Au moment d'annoncer cette nomination, la semaine dernière, Justin Trudeau avait vanté le parcours et les accomplissements de Mme Payette, disant qu'elle «représente ce qu'il y a de mieux en nous». De passage au Québec, hier, il a réitéré sa fierté d'avoir nommé l'astronaute québécoise pour succéder à David Johnston, et indiqué qu'il n'avait aucun commentaire à faire sur ces récentes informations.

Du côté de son cabinet, on a confirmé à La Presse qu'une recherche d'antécédents judiciaires avait bel et bien été menée au cours du processus de sélection, mais on n'a pas voulu préciser si cette recherche avait révélé l'existence de cet incident.

Dans une déclaration fournie par Rideau Hall, Julie Payette a déclaré : «Pour des raisons familiales et personnelles, je ne commenterai pas ces accusations sans fondement, pour lesquelles j'ai été immédiatement et complètement blanchie il y a plusieurs années, et j'espère que les gens respecteront ma vie privée.»

Quant aux partis de l'opposition, qui avaient eu une réaction tout aussi enthousiaste que M. Trudeau en vantant le choix de Mme Payette la semaine dernière, ils n'ont pas voulu s'immiscer dans cette affaire. «Nous n'avons rien à ajouter», a dit hier un porte-parole conservateur.

L'accueil très positif de cette nomination a été une rare bonne nouvelle pour le gouvernement Trudeau dans le dossier des nominations, dont le processus a connu des ratés au cours des derniers mois.

Julie Payette, 53 ans, doit devenir le 29e gouverneur général du Canada d'ici l'automne. Originaire de Montréal, elle a participé à deux missions dans l'espace, en 1999 et en 2009. Diplômée en génie de McGill et de l'Université de Toronto, elle a été astronaute en chef de l'Agence spatiale canadienne et a dirigé le Centre des sciences de Montréal. Elle parle six langues et s'est vu décerner 27 doctorats honorifiques.




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