La mission canadienne en Irak et en Syrie devrait être prolongée

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La présence des militaires canadiens en Irak et en Syrie se poursuivra après l'échéance prévue à la fin du mois, selon un commandant.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le commandant de la mission des Forces armées canadiennes en Irak et en Syrie a affirmé à La Presse canadienne s'attendre à ce que le gouvernement prolonge l'intervention canadienne après l'échéance prévue à la fin du mois.

Le brigadier général Dan MacIsaac a dit se réjouir à l'avance du renouvellement de l'engagement de plus de 800 militaires impliqués dans la coalition internationale antiterroriste à l'occasion du dévoilement longuement attendu cette semaine de la politique en matière de défense, mercredi.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, et le général Jonathan Vance, chef d'état-major de la défense, doivent dévoiler le nouveau plan du gouvernement.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, mettra la table mardi, alors qu'elle livrera un discours majeur sur la politique extérieure du Canada.

Cette allocution mettra en relief le «multilatéralisme et les règles basées sur les systèmes internationaux, les droits de la personne, l'égalité des sexes, la lutte contre les changements climatiques et le partage des avantages économiques auprès de tous», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Selon certaines sources, le gouvernement libéral tente ainsi de définir ses priorités militaires, diplomatiques, commerciales et de développement, puis de préciser les plans du Canada sur la façon dont il veut se démarquer dans un monde changeant marqué notamment par l'élection de Donald Trump et les mouvements contre le libre-échange.

Ce discours servira de «parapluie» pour l'annonce de mercredi sur la défense et le dévoilement de la nouvelle politique de développement prévue plus tard au cours du mois, selon une source, qui a requis l'anonymat.

La politique dévoilée mercredi devrait présenter les priorités pour les futurs déploiements outremer, et détailler le plan de dépenses du gouvernement pour les 20 prochaines années en équipement militaire, notamment pour les navires de guerre et les avions de combat.

M. Sajjan a déjà indiqué que la révision des politiques s'attardait aussi à l'ordre du jour plus large en innovation et que le ministre expliquerait comment l'armée s'alliera à l'industrie de la défense pour créer des emplois en concevant de l'équipement à la fine pointe de la technologie.

Pour des soldats comme le brigadier général MacIsaac, qui supervise la contribution du Canada en matière de lutte contre le terrorisme sur le plan international, la politique clarifiera les opérations militaires.

«Nous attendons impatiemment la publication de la politique de défense, ce qui arrivera probablement dans les prochains jours», a-t-il dit lors d'une longue entrevue téléphonique depuis son lieu de travail, au Koweït.

«J'anticipe que le gouvernement précisera l'orientation future de la défense et que le gouvernement soit engagé à contribuer à défaire Daech en Syrie et en Irak», a-t-il dit, utilisant l'appellation arabe du groupe armé État islamique.

«Nous serons définitivement ici après le 30 juin», a-t-il ajouté.

Des progrès dans la lutte contre Daech

Le gouvernement Trudeau n'a pas annoncé formellement un prolongement de la mission, qui est la contribution du Canada à la coalition internationale de 60 pays qui tente d'éliminer Daech.

La coalition continue de gagner du terrain en Syrie et en Irak, et a repris un territoire équivalent à la superficie de la Nouvelle-Écosse.

«Ils ont dû déménager plusieurs quartiers généraux et plusieurs dirigeants et nous surveillons ces changements», a-t-il indiqué.

Bien qu'il n'ait pas mentionné les différentes attaques à Manchester et à Londres, M. MacIsaac a souligné que Daech commençait à perdre l'habileté à contrôler des attaques partout dans le monde.

«Il y a plusieurs attaques influencées par Daech, mais je ne suis pas au courant d'aucune attaque dirigée par Daech», a-t-il soutenu.

Pour les Canadiens qui voudraient que leur pays se tienne loin de la guerre, M. MacIsaac leur répond que le pays «a le devoir» d'intervenir pour aider à «faire avancer la liberté des autres et la sécurité à la maison».

Armée et diplomatie

Le discours de Mme Freeland abordera d'ailleurs comment le Canada prévoit utiliser la «force dure» de son armée et la «force douce» de la diplomatie, selon certaines sources.

Elle décrira comment ou pourquoi le Canada a pu jouer un rôle dans l'ordre multinational construit dans la foulée de la Deuxième Guerre mondiale.

Alors que cet ordre multinational est menacé, Mme Freeland expliquera que le pays doit maintenant travailler pour influencer les forces mondiales à l'avantage du Canada.




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