Un sénateur qui voulait souper avec Trudeau forcé de quitter son caucus

Le sénateur Stephen Greene affirme avoir été poussé vers... (Photo Sénat du Canada)

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Le sénateur Stephen Greene affirme avoir été poussé vers la sortie parce qu'il a accepté de partager un repas avec le premier ministre et certains de ses collègues.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Une chaise à la table avec Justin Trudeau a coûté à un sénateur conservateur son siège à celle du caucus.

Le sénateur Stephen Greene a été poussé vers la sortie parce qu'il a accepté de partager un repas avec le premier ministre et certains de ses collègues.

Dans les couloirs du parlement, mardi après-midi, il se disait encore un peu «sous le choc» de cette éjection.

«J'aurais accepté une invitation à dîner de n'importe quel premier ministre du Canada», a laissé tomber le sénateur de la Nouvelle-Écosse.

«Mais il semble que c'était trop pour le caucus conservateur, parce qu'ils sont conservateurs et que le gouvernement est libéral», a-t-il enchaîné.

Le leadership conservateur, a confié le sénateur, est allé jusqu'à employer le terme «trahison» pour lui reprocher sa décision de répondre oui à l'invitation de Justin Trudeau.

Le premier ministre a organisé un repas avec des sénateurs mardi soir au restaurant parlementaire de l'édifice du Centre.

Il souhaitait s'entretenir «avec plusieurs sénateurs afin de discuter et de poursuivre un dialogue avec eux sur plusieurs initiatives gouvernementales», a indiqué son bureau.

Selon le sénateur Greene, les convives sont des membres de la chambre haute qui ont parrainé un projet de loi gouvernemental.

«Je suis l'un d'entre eux», a lâché celui qui co-préside la campagne à la direction de Maxime Bernier en Nouvelle-Écosse.

Le sénateur a en effet piloté l'an dernier au Sénat une mesure législative sur la mise en oeuvre d'une convention commerciale entre le Canada et Israël.

«C'est un projet de loi très banal - un projet de loi que j'avais parrainé à plusieurs reprises sous le gouvernement de Stephen Harper», a-t-il plaidé.

Le leader de l'opposition conservatrice au Sénat, Larry Smith, a fait valoir que le sénateur Greene avait déjà commencé à s'éloigner des valeurs du caucus.

Car en appuyant certaines propositions visant à moderniser le Sénat, il contribue aux efforts pour faire «disparaître l'opposition», a-t-il déploré en mêlée de presse.

«Ce n'était pas un événement isolé», a offert le sénateur Smith en mêlée de presse.

«C'est simplement qu'il y a un point final dans n'importe quel comportement, et malheureusement, il a dépassé la ligne», a-t-il tranché.

Le sénateur Stephen Greene a signalé son intention de siéger dorénavant comme réformiste indépendant à la chambre haute.

Il sera le seul de cette allégeance au Sénat.

Le représentant du gouvernement au Sénat, Peter Harder, a réagi à l'éjection du sénateur en affirmant simplement que celui-ci «appuie clairement l'idée d'un Sénat moins partisan».




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