NPD: Guy Caron se lance dans la course à la direction

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

La course à la direction commence à se dessiner au Nouveau Parti démocratique (NPD). Un troisième candidat, le Québécois Guy Caron, a confirmé lundi qu'il serait sur les blocs de départ.

Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques s'est présenté comme le candidat de l'économie, celui susceptible de trouver un remède à l'«anxiété économique» qui sévit au Canada.

«Le devoir des progressistes est de proposer un plan crédible et audacieux pour changer un système économique qui laisse tomber la majorité des Canadiens», a-t-il plaidé en conférence de presse.

«C'est ma vision, et ça doit être l'enjeu de cette course à la direction», a tranché Guy Caron sous le regard de sa femme et de ses deux jeunes enfants.

Car la solution à l'incertitude économique n'est pas d'élire des «leaders opportunistes» qui profitent de la situation actuelle pour miser sur des politiques de «peur», et de «division», a-t-il insisté.

«Nous avons vu cela récemment au Royaume-Uni, chez nos voisins du sud, et nous pouvons le voir venir dans quelques mois en France et en Allemagne», a lancé l'élu néo-démocrate.

Guy Caron compte articuler sa campagne autour de ce qu'il considère comme les deux plus grands défis du 21e siècle, soit la lutte aux inégalités de revenu et la lutte aux changements climatiques.

La «première brique» de ce plan, a-t-il dévoilé lundi à Gatineau, sera la création d'un revenu de base pour tous les Canadiens, dont le niveau dépendra des régions.

Énergie Est

Le député semble avoir fait sienne la position qu'avait défendue pendant la dernière campagne électorale le chef sortant Thomas Mulcair dans le dossier du projet d'oléoduc Énergie Est.

Il se montre donc beaucoup moins tranché que son adversaire Peter Julian, qui a affiché son opposition catégorique au pipeline de TransCanada en lançant sa campagne à la chefferie.

Pour sa part, Guy Caron a tout au plus offert que «tant du point de vue environnemental que du point de vue économique, il n'y a pas un argument très fort pour le construire».

Ses critiques concernent davantage le processus d'évaluation des projets d'oléoduc, qui ont besoin selon lui d'une «refonte en profondeur».

Il faudra voir à quel point cette prise de position influera sur les appuis de M. Caron, d'est en ouest du pays.

On se souvient que l'enjeu des oléoducs a déchiré les troupes néo-démocrates lors du dernier congrès à Edmonton, en avril dernier.

Pour l'instant, au caucus, seuls quatre députés - tous Québécois - ont choisi leur camp.

La semaine dernière, Peter Julian a en effet annoncé avoir rallié Pierre-Luc Dusseault, Robert Aubin, Brigitte Sansoucy et François Choquette.

Le député Caron, qui était seul à Gatineau, lundi, a assuré qu'il ne le resterait pas longtemps.

«J'ai des appuis présentement non seulement au niveau du caucus, mais à l'extérieur du caucus, et j'entends prendre le temps de la course à la chefferie pour pouvoir les présenter, en temps et lieu», a-t-il soutenu.

Bilinguisme

Avec l'entrée en scène de l'économiste de formation, la course à la direction néo-démocrate, qui a mis du temps à se mettre en branle, commence donc à prendre forme.

Sa candidature s'ajoute à celles de ses collègues de caucus Peter Julian, de la Colombie-Britannique, et Charlie Angus, de l'Ontario.

Ils pourraient être rejoints par une de leurs collègues, la Manitobaine Niki Ashton, et par le chef adjoint du NPD en Ontario, Jagmeet Singh, dont les noms circulent régulièrement.

Tous savent s'exprimer dans les deux langues officielles, un critère qui est «absolument essentiel», a jugé Guy Caron.

Le niveau de maîtrise des candidats - déclarés et putatifs - est cependant variable. On a peu souvent entendu Charlie Angus, par exemple, accorder des entrevues en français à Ottawa.

«Je vais laisser les gens évaluer (la qualité de son français). Je n'ai pas eu beaucoup de conversations, pour vous dire la vérité, avec M. Angus en français», a commenté M. Caron.

Le public aura bientôt une première occasion d'en juger: un premier débat bilingue est prévu le 12 mars.

Le prochain chef du NPD sera connu en octobre.

Les militants du parti ont réclamé une course à la direction en avril à Edmonton, montrant la porte à Thomas Mulcair, qui était en poste depuis 2012.




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