Avortement: le Canada s'engage lui aussi à contrer la politique de Trump

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Marie-Claude Bibeau, ministre de la Coopération internationale du Canada.

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La réponse à la politique antiavortement de l'administration Trump s'organise et le Canada sera de la partie, a confirmé la ministre de la Coopération internationale Marie-Claude Bibeau.

Celle-ci assistera jeudi, à Bruxelles, à la réunion des représentants d'une vingtaine de pays dans le cadre de l'initiative «She Decides» - un projet visant à compenser le retrait de fonds américains aux ONG étrangères qui soutiennent l'avortement.

L'idée émane de la ministre néerlandaise du Commerce international et du Développement, Lilianne Ploumen, qui avait été la première à réagir au décret par lequel le président Donald Trump coupait le financement à toute organisation étrangère militant pour l'avortement ou dirigeant ses patientes vers des services d'interruption de grossesse.

C'est la fameuse «politique de Mexico», qui a été en vigueur aux États-Unis pendant 17 des 32 dernières années, mais que le président Trump a ressuscitée sous une forme particulièrement virulente.

Le décret a été signé dans les jours qui ont suivi son entrée en fonction, à la fin du mois de janvier. Dès le lendemain, la ministre Ploumen a annoncé son intention de créer un fonds international pour combler le manque à gagner, estimé à environ 600 millions par an.

Les Pays-Bas, la Belgique et le Danemark ont déjà promis d'allouer 10 millions d'euros chacun (près de 14 millions $CAN) à ce fonds international.

La ministre Bibeau avait accueilli favorablement l'idée d'un fonds international. En entrevue téléphonique vendredi, depuis Amman, elle a confirmé que le Canada verserait aussi sa contribution, dont le montant sera précisé jeudi.

Les 600 millions d'aide américaine actuellement compromis permettaient à quelque 27 millions de femmes touchées par la politique de Donald Trump d'accéder à des services de contraception et de soins de santé reproductive.

En vertu du décret présidentiel de janvier, les ONG offrant ces services ont le choix entre éliminer toute allusion à l'avortement de leur discours ou perdre leur financement américain.

Aide humanitaire

La santé des femmes sera également au coeur de l'aide humanitaire que le Canada offrira à quatre pays du Moyen-Orient aux prises avec les répercussions des conflits qui déchirent la Syrie et l'Irak, a souligné la ministre Bibeau, qui effectue actuellement un voyage dans la région.

Il s'agit d'un volet de 239,5 millions sur les 840 d'aide humanitaire annoncés il y a un an par le premier ministre Justin Trudeau, somme destinée à financer des projets en Syrie et en Irak, mais aussi en Jordanie et au Liban, qui abritent pas loin de 2 millions de Syriens ayant fui leur pays en guerre.

Près de la moitié de ce volet humanitaire servira à financer des services de santé physique et mentale, sexuelle et reproductive en Syrie même. Des ONG oeuvrant en Irak pourront compter sur un engagement de 52 millions sur trois ans.

En Jordanie, la contribution canadienne servira notamment à la scolarisation des enfants réfugiés, pour qui le simple fait d'aller en classe constitue le premier signe «d'un retour à un cycle de vie normal», a fait valoir la ministre Bibeau.




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