La réfection du 24 Sussex pourrait coûter 38 millions

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Après son élection, l'an dernier, Justin Trudeau a refusé de poser ses valises au 24, promenade Sussex. Le premier ministre et sa famille ont plutôt emménagé à Rideau Cottage, sur les terrains de la résidence officielle du gouverneur général du Canada.

La Presse canadienne, Sean Kilpatrick

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La Presse Canadienne

Les travaux à la résidence officielle du premier ministre du Canada, au 24, promenade Sussex, pourraient coûter près de 38 millions de dollars, a révélé mercredi le site de nouvelles iPolitics.

Des documents obtenus de la firme d'architectes KWC et des conseillers en développement Marshall & Murray Inc. indiquent que selon des estimations datant de février, les rénovations du bâtiment principal représentent à elles seules 13,49 millions. Ces travaux de réfection comprennent la construction d'un nouveau solarium, de même que le remplacement du système électrique et des portes et fenêtres extérieures.

L'éventuelle construction d'un bâtiment annexe, où seraient déplacés les appartements privés du premier ministre, coûterait quant à elle 11,99 millions .

Avec ce projet, qui implique la démolition de la piscine intérieure aménagée pour Pierre Elliott Trudeau en 1975, les fonctions de l'actuelle résidence officielle ne concerneraient plus que les affaires d'État.

La Commission de la capitale nationale, qui est chargée des plans de restauration, affirme qu'aucune décision en ce sens n'a été prise jusqu'à présent.

Après son élection, l'an dernier, Justin Trudeau a refusé de poser ses valises au 24, promenade Sussex. Le premier ministre et sa famille ont plutôt emménagé à Rideau Cottage, sur les terrains de la résidence officielle du gouverneur général du Canada.

La construction de la maison du 24, promenade Sussex, remonte à 1868. Ottawa en a fait une propriété de l'État en 1943 et sept ans plus tard, l'ex-premier ministre Louis St-Laurent est devenu le premier à s'y établir.

Déjà, en 2008, le Bureau du vérificateur général du Canada avait constaté le piteux état de la demeure. Selon son rapport, les fissures dans le calfeutrage et les fenêtres entraînaient d'importantes pertes de chaleur, alors que les climatiseurs pour fenêtres étaient bruyants et «d'efficacité limitée». Le filage électrique, alors vieux d'un demi-siècle, fonctionnait au maximum de son rendement et la plomberie était jugée déficiente. Les aires de service comme la buanderie et la cuisine ont quant à elles été qualifiées de «non fonctionnelles».

Le seul élément en bon état de l'extérieur du bâtiment serait la toiture, refaite en 1998, spécifiait le document. Il faudrait notamment retirer les matériaux toxiques comme l'amiante, ouvrir les plafonds et les murs intérieurs de la résidence pour y installer de nouvelles conduites d'air et installer un système de gicleurs d'incendie.

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