Mad Max: Bernier défend ses publicités de campagne farfelues

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Maxime Bernier s'est attribué le surnom de Mad Max dans une récente publication sur les médias sociaux.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Rira bien qui rira le dernier.

C'est ce que Maxime Bernier réplique à ceux qui se moquent des images et slogans farfelus qu'il met de l'avant depuis le début de sa campagne à la direction du Parti conservateur.

Celui dont le «jingle» était devenu viral lors de la dernière campagne électorale ne se formalise donc pas des railleries que lui a adressées le directeur de campagne de sa rivale Kellie Leitch.

Sur le réseau Twitter, le stratège Nick Kouvalis s'est moqué mardi d'un photomontage mis en ligne par le député de Beauce au cours des dernières heures.

On y voit une image sur laquelle le visage de Maxime Bernier remplace celui de l'acteur Mel Gibson, qui incarnait le personnage principal de Mad Max dans le célèbre film de science-fiction réalisé par George Miller.

«Vous savez, certaines personnes aiment m'appeler Mad Max, comme dans le film. Ils peuvent penser que c'est une insulte. Mais laissez-moi vous dire quelque chose: c'est vrai, je suis fâché», est-il écrit en dessous de la photo sur le compte Instagram du député conservateur.

Il énumère ensuite les raisons de sa colère, qui vont du «gaspillage gouvernemental» à «l'ingérence constante du fédéral dans les champs de compétence des provinces» en passant par «les politiciens qui promettent n'importe quoi pour se faire élire».

En mêlée de presse, mardi, le Beauceron a assuré qu'il n'était «absolument pas» déstabilisé par les attaques que cela a inspirées à la campagne adverse.

«Lorsque j'ai sorti mon "jingle" pendant la campagne électorale, tout le monde en a ri, et moi aussi, d'ailleurs. On savait que l'air était un peu quétaine, et c'était voulu», a lancé M. Bernier.

«Aujourd'hui, si les gens peuvent rire de ça, tant mieux, mais le message passe. Et c'est ce qui est important: lorsque vous en parlez, vous devez expliquer pourquoi Maxime Bernier est fâché, et donc le message que je veux prôner est en train de passer», a fait remarquer le candidat.

Et au final, si l'équipe Leitch choisit de mener une campagne «axée sur des attaques personnelles (...), je ne prendrai même pas le temps de commenter là-dessus», a signalé Maxime Bernier.

«J'aimerais que les autres aient des idées, mettent des idées sur la table. C'est ce que je fais, moi. S'ils n'ont pas d'idées, c'est eux les pires», a-t-il laissé tomber.

Le camp Leitch a dirigé ses attaques sur Maxime Bernier cette semaine après avoir sonné la charge contre le plus récent candidat en lice dans cette course, Andrew Scheer, mercredi soir dernier.

Le directeur de campagne Nick Kouvalis, l'un des principaux architectes de la campagne victorieuse à la mairie de Rob Ford à Toronto, en 2010, a accusé dans un courriel le député Scheer de faire partie de l'«élite déconnectée».

Il a cité en exemple la décision de l'ancien président des Communes d'avoir fait son annonce à l'Amphithéâtre national de la presse, à Ottawa, un lieu que l'ex-premier ministre Stephen Harper et ses ministres boudaient depuis des années.

«Alors ça ne devrait pas être une surprise qu'ils aient immédiatement flatté la horde de journalistes geignards en attaquant Kellie et sa proposition», a-t-il écrit dans un courriel pour solliciter des fonds, faisant référence au filtrage des «valeurs anticanadiennes» des immigrants.

Les tactiques de l'équipe Leitch ont été critiquées par le candidat Tony Clement, mardi.

«Il nous reste sept mois. Si on commence de cette manière, ce n'est pas de bon augure», a dit en mêlée de presse le député de l'Ontario.

«Nous devons être unis à la fin de la course. Je pense simplement que ce n'est pas approprié; nous avons beaucoup d'enjeux à discuter», a-t-il enchaîné.

Les prétendants à la succession de Stephen Harper croiseront le fer pour une première fois à Saskatoon, le 9 novembre, en anglais. Quatre autres débats - trois bilingues et un en français - sont au programme.

En plus de MM. Bernier, Clement et Scheer et de Mme Leitch, deux autres députés briguent officiellement la direction conservatrice: Michael Chong et Deepak Obhrai.

D'autres pourraient se retrouver sur les blocs de départ. La liste des candidats pressentis comprend les députés Steven Blaney, Lisa Raitt et Erin O'Toole, les anciens députés Pierre Lemieux et Chris Alexander ainsi que l'homme d'affaires Kevin O'Leary.

Le nouveau chef du Parti conservateur sera élu le 27 mai.

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