La course à la direction du NPD moussera sa popularité, croient ses députés

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Tom Mulcair s'adresse aux membres du caucus du NPD.

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
Ottawa

Les députés néo-démocrates croient que la course à la chefferie qui s'annonce permettra de faire mousser la popularité de leur parti. Mais ils estiment aussi que les Canadiens découvriront par eux-mêmes ce qu'ils qualifient de «manque de substance» des libéraux.

Au lendemain de l'apaisement des tensions au sein du caucus sur le leadership du chef sortant Thomas Mulcair, les députés néo-démocrates tournent la page et doivent désormais s'attaquer à l'énorme boulot devant eux. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) doit inverser les courbes descendantes observées dans les sondages, dans le membership et le financement.

Et surtout: il doit trouver un chef qui saura faire rebondir sa popularité.

Pour l'instant, aucun candidat ne s'est déclaré, car le vote n'aura lieu qu'en octobre 2017, mais plusieurs députés jaugent leurs appuis. Selon le député britanno-colombien Peter Julian - lui-même probable candidat - les électeurs porteront assurément attention au NPD lorsque les aspirants-chefs se lanceront dans la course. «Inévitablement, a-t-il soutenu jeudi. On va avoir des discussions profondes autour des questions qui préoccupent les gens, ça, c'est certain.»

La députée québécoise Ruth Ellen Brosseau, qui pourrait elle aussi se lancer, est d'avis que la course amènera de l'oxygène au parti. «Je pense qu'une fois qu'on aura des candidats qui se déclarent, on va avoir une mobilisation, on va avoir un travail de terrain à travers le Canada à faire, a-t-elle expliqué. Ça va vraiment augmenter notre membership, surtout avec les débats. Donc, j'ai vraiment hâte. Une fois que les noms vont sortir publiquement, ça va donner un coup de pouce.»

Un autre candidat potentiel, l'Ontarien Charlie Angus, s'attend à une course «très intéressante», qui permettra au parti de se «renouveler». «Vous ne verrez pas de candidats se déclarer avant novembre, décembre ou janvier, parce que c'est une course très, très longue, a-t-il supposé. Notre objectif en ce moment est l'unité du parti. Nous arrivons dans cette session parlementaire forts et unis».

À son entrée au caucus, M. Mulcair a indiqué que les néo-démocrates allaient continuer à demander des comptes aux troupes de Justin Trudeau. Selon lui, les Canadiens découvriront alors qu'en dépit de belles paroles, les libéraux ne livrent pas la marchandise.

«Ça fait longtemps que, nous, on a compris qu'effectivement, il y a une grosse différence entre l'image et le fond. Alors oui, il maîtrise la forme, mais le fond manque souvent à l'appel. On va continuer de demander des comptes au gouvernement libéral et, peu à peu, les gens vont découvrir que dans des dossiers en environnement, au niveau social, au niveau de de l'égalité des femmes, il y a une grosse différence entre ce qu'ils disent et ce qu'ils pensent», a-t-il lancé.

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