L'allocation pour enfants réduira la pauvreté infantile, croit Ottawa

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Le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos.

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La Presse Canadienne
Ottawa

La moitié des familles autochtones qui vivent dans des réserves pourraient rater la nouvelle allocation fédérale pour enfants, destinée à sortir de la pauvreté des centaines de milliers de Canadiens.

Contrairement à la défunte Prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE), la nouvelle Allocation canadienne pour les enfants (ACE) n'est pas universelle: le montant de la prestation est calculé à partir de la dernière déclaration de revenus. Or, le taux de production des déclarations de revenus dans les réserves est d'environ 50 %, selon des données internes du gouvernement fédéral. Des milliers de familles autochtones pourraient donc ne jamais recevoir les sommes qui leur sont dues par Ottawa.

À la veille du versement du tout premier chèque d'ACE (le 20 de chaque mois), le ministre fédéral des Familles, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, a indiqué mardi que le gouvernement tentait d'informer les communautés autochtones de l'existence de cette nouvelle allocation.

«Ces familles sont plus nombreuses, donc avec plus d'enfants, et elles vivent dans des conditions plus difficiles - pas toutes, bien sûr, mais la plupart, a-t-il convenu. Pour ces deux motifs, (l'allocation) ferait - fera - toute une différence.»

Les plus récentes données de Statistique Canada révèlent qu'il y a cinq ans, environ 44 000 enfants des réserves vivaient dans la pauvreté. Ces familles vivent en moyenne avec 9000 $ de moins que le «seuil de faible revenu» fixé par le gouvernement, alors qu'ailleurs au pays, les familles pauvres vivent avec 5200 $ de moins que ce seuil.

On estime que 90 % des parents canadiens devraient toucher dorénavant plus de l'ACE que ce qu'ils tiraient, depuis 2006, de la défunte PUGE. Le montant de la nouvelle prestation dépend des revenus nets de l'an dernier, du nombre d'enfants et de leur âge. Ottawa estime que la famille moyenne tirera environ 2300 $ par année de ce programme, qui était l'une des grandes promesses des libéraux lors de la campagne électorale de 2015.

Cette nouvelle allocation remplace la PUGE, imposable, qui donnait droit à 160 $ par mois pour les enfants de moins de six ans et 60 $ par mois pour les plus vieux. L'ACE remplace également la Prestation fiscale canadienne pour enfants et le Supplément de la prestation nationale. Le crédit d'impôt pour la condition physique d'enfants et celui pour leurs activités artistiques sont coupés de moitié pour 2016 et seront abolis pour 2017.

Le ministre Duclos soutient que le nouveau système d'allocation unique est moins complexe, car les familles n'ont plus à présenter de demandes pour obtenir les diverses prestations.

Ottawa prétend que la nouvelle allocation permettra de réduire le taux de pauvreté infantile à des niveaux jamais vus au pays depuis des générations. Le ministre Duclos croit que le taux de pauvreté chez les enfants devrait passer d'ici un an de 11,2 à 6,7 % au Canada - une baisse de 40 pour cent.

Le gouvernement fédéral estime que près de 300 000 enfants et 200 000 adultes devraient ainsi passer au-dessus du «seuil de faible revenu» au cours des 12 prochains mois. Au Québec, le gouvernement fédéral croit que près de la moitié des enfants pauvres - 60 300 - passeront au-dessus du seuil de faible revenu d'ici un an.

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