Brexit: Trudeau évite les parallèles avec le Québec

Justin Trudeau s'est exprimé lors d'un point de... (Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

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Justin Trudeau s'est exprimé lors d'un point de presse au parlement tenu à la suite d'une rencontre avec le président du Mexique, Enrique Pena Nieto.

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(OTTAWA) Le premier ministre Trudeau a refusé mardi de tracer un parallèle entre la majorité de 52 % obtenue dans le référendum de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et celle qui devrait être exigée lors d'un référendum sur l'indépendance du Québec.

« Comme on le sait très bien, c'est très difficile de transférer des leçons référendaires d'une juridiction à une autre. Nous respectons l'ensemble des règles du jeu que la Grande-Bretagne a mises pour ce référendum. Et de tisser des liens ou des parallèles avec une situation au Canada, je pense que ce n'est pas particulièrement utile », a déclaré M. Trudeau lors d'un point de presse au parlement tenu à la suite d'une rencontre avec le président du Mexique, Enrique Pena Nieto.

Après le dernier référendum sur la séparation du Québec, en 1995, et le renvoi de la Cour suprême du Canada sur la sécession du Québec, le gouvernement libéral de Jean Chrétien a adopté la Loi sur la clarté référendaire, qui ne fixait pas de seuil minimal pour une victoire du Oui, mais exigeait une majorité claire en réponse à une question claire. Cette loi met en doute la reconnaissance d'une victoire du Oui par le gouvernement fédéral dans le cas d'une mince majorité comme celle observée la semaine dernière au Royaume-Uni. 

Le premier ministre Trudeau a déclaré que dans la foulée de cette décision, il préfère montrer un exemple de solidarité plutôt que d'isolement, en particulier cette semaine à l'occasion de la visite d'État du président mexicain et du Sommet des leaders nord-américains auquel participera également le président Barack Obama mercredi à Ottawa.

MM. Trudeau et Pena Nieto ont annoncé en point de presse la levée des visas imposés en 2009 par le gouvernement Harper aux Mexicains pour visiter le Canada. Le Mexique a quant à lui décrété l'ouverture de ses marchés au boeuf canadien, qu'il avait banni en 2003 en raison de cas de maladie de la vache folle.

« On voit à travers le monde beaucoup de protectionnisme, d'isolement et de gens motivés à se tourner vers l'intérieur plutôt que de s'ouvrir envers les autres », a déclaré M. Trudeau.

« Dans un moment où beaucoup de gens cherchent à avoir peur des autres et à se tourner vers l'intérieur, c'est important de démontrer que le partenariat et la collaboration peut et va avoir un impact extrêmement positif dans la vie des citoyens. Et c'est ce que nous avons souligné aujourd'hui. »

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