Enlèvements: Trudeau, au G7, pousse pour un refus de payer toute rançon

Le premier ministre Justin Trudeau a approché dans les... (Photo Sean Kilpatrick, PC)

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Le premier ministre Justin Trudeau a approché dans les derniers jours ses homologues du G7 pour les encourager à adopter des positions plus fermes lorsque des citoyens sont enlevés par des groupes terroristes.

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La Presse Canadienne
Tokyo

Le premier ministre Justin Trudeau profitera du sommet du G7 pour plaider en faveur de la fin du paiement de rançons pour la libération de citoyens enlevés par des groupes terroristes. Il tentera d'élargir une entente déjà existante entre les dirigeants des pays membres, a confirmé un membre du gouvernement canadien au Japon jeudi.

Le représentant personnel du premier ministre au sommet du G7, Peter Boehm, a dit à la presse que les dirigeants des plus grandes économies du monde s'inquiétaient de plus en plus que leurs citoyens puissent se retrouver en danger à tout moment. Ils s'accordent tous pour dire que le problème n'est pas près de disparaître, a-t-il ajouté.

Payer les rançons revient à se rendre complice des organisations terroristes, a ajouté celui qui est aussi sous-ministre du Développement international. M. Trudeau a déjà approché ses homologues du G7 pour les encourager à adopter des positions plus fermes sur la question. « Nous devons tous réitérer notre engagement et nous y conformer », a dit Justin Trudeau à ses homologues durant le souper, qui a clos jeudi la première journée du sommet du G7 qui se déroule dans la ville de Shima, au Japon.

Les dirigeants du G7 s'étaient déjà engagés, lors d'une déclaration commune livrée en marge du sommet de 2013, à « rejeter sans équivoque le paiement de rançons à des terroristes ». Cette précédente prise de position concernait davantage les enlèvements forcés commis dans les zones sous le contrôle d'Al-Qaïda.

Celui qui a vraisemblablement été élu président des Philippines, Rodrigo Duterte, s'est par ailleurs excusé auprès du premier ministre canadien, mardi, pour la décapitation par des extrémistes musulmans du groupe Abou Sayyaf de l'otage canadien John Ridsdel à la fin avril. M. Duterte a formulé ses excuses quand Justin Trudeau l'a appelé pour le féliciter de sa victoire électorale. Ce dernier a assuré au premier ministre canadien qu'il ferait tout en son pouvoir pour qu'une telle situation ne se reproduise pas. M. Trudeau en a profité pour mentionner la Déclaration universelle des droits de l'homme, selon les informations d'un rapport publié en ligne par Rappler.

Un porte-parole de l'administration Trudeau, Cameron Ahmad, a confirmé la tenue de cette conversation téléphonique, mais n'a pas voulu donner davantage de détails pour ne pas compromettre les pourparlers pour la libération d'un autre otage canadien aux Philippines, Robert Hall.

M. Trudeau avait condamné le meurtre en avril de John Ridsdel tout en soutenant qu'il ne céderait pas en payant la rançon de 6,3 millions $ réclamée par les extrémistes. Un autre Canadien, Robert Hall, se trouve parmi les trois autres otages que le groupe terroriste menace d'abattre, avec un Norvégien et une Philippine. « Payer des rançons mettrait en danger la vie de chacun des millions de Canadiens qui vivent, travaillent ou voyagent à l'étranger chaque année », avait fait valoir le premier ministre plus tôt ce mois-ci.

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