Justin Trudeau demeure peu loquace sur le phénomène Donald Trump

Le premier ministre Justin Trudeau lors d'une entrevue... (Photo Adrian Wyld, PC)

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Le premier ministre Justin Trudeau lors d'une entrevue dans les bureaux de l'agence de presse Bloomberg, à New York, jeudi.

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
New York

Dans le cadre de son séjour aux États-Unis, le premier ministre Justin Trudeau a été mitraillé de questions sur le phénomène Donald Trump. Mais presque chaque fois, il a tergiversé sur le sujet.

M. Trudeau a été interrogé sur le meneur de la course républicaine lors de son passage à la Maison-Blanche, la semaine dernière et mercredi, au siège des Nations unies à New York. Jeudi, la question a ressurgi de façon plutôt inusitée dans un restaurant du quartier Lower East Side, à Manhattan, lorsque deux hommes lui ont demandé à la blague de se présenter à la présidence des États-Unis.

Justin Trudeau s'est bien gardé de mentionner le nom du milliardaire à chaque fois. « J'ai pleinement confiance en la capacité des Américains à arriver au bon résultat par leur système électoral. Je crois que nous verrons de quoi sont faits les Américains dans cette prochaine élection », a-t-il déclaré devant des gens d'affaires à New York, jeudi.

Quant aux plaisantins dans le restaurant, il leur a dit qu'il ne pouvait pas participer à la course à la Maison-Blanche en tant que Canadien - contrairement à un autre candidat républicain, Ted Cruz, qui est né au Canada mais qui possède la citoyenneté américaine.

Mercredi, au siège des Nations unies, M. Trudeau avait simplement répondu qu'il croyait aux « meilleurs anges de la nature » des Américains, paraphrasant l'illustre président Abraham Lincoln.

Plus tard dans la journée, lorsqu'il recevait un prix d'une organisation féministe au prestigieux hôtel Waldorf Astoria, il a fait allusion à l'élection américaine, affirmant que sa vision d'ouverture envers les femmes et les réfugiés syriens avait eu du succès auprès des électeurs canadiens.

« Tout ce que j'ai pu faire, et que mon gouvernement a pu faire, nous l'avons seulement fait parce que les Canadiens avaient fait un choix : celui de faire de la politique de façon ouverte, juste et positive », a-t-il affirmé dans la salle de bal de l'hôtel, où étaient présents les dirigeants des entreprises McDonald's, Campbell's et Shell.

« J'espère que cela pourra trouver écho dans les systèmes politiques de partout dans le monde », a-t-il ajouté. Le public s'est esclaffé en entendant cette dernière déclaration, qui a été longuement applaudie. Il a tenu à préciser qu'il ne « pensait pas à un endroit en particulier ».

Plusieurs anciens ambassadeurs canadiens ont recommandé publiquement au premier ministre de ne pas parler des élections américaines puisque le Canada pourrait devenir un enjeu dans une campagne déjà plutôt décousue.

Dans l'une de ses dernières apparitions publiques avant son retour au Canada, jeudi, M. Trudeau a accordé une entrevue à Bloomberg, un média dont le propriétaire est l'ancien maire de New York et fervent critique de Donald Trump, Michael Bloomberg.

Lors de cet entretien, M. Trudeau a une fois de plus été criblé de questions sur le coloré candidat républicain. Cette fois-ci, il a répondu que si M. Trump devenait président, il tenterait de travailler sur des sujets qui les rassemblent.

Quels sujets pourraient rapprocher un premier ministre libéral et un président républicain? « Le souhait de voir les Américains réussir. Le souhait de voir les citoyens de nos pays avoir de meilleurs emplois et de plus grandes possibilités », a-t-il répliqué.

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