Les conservateurs pourraient se prononcer sur le mariage gai au congrès

Les militants conservateurs fédéraux pourraient être invités, lors de leur... (Photo Darryl Bush, archives AP)

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Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
Ottawa

Les militants conservateurs fédéraux pourraient être invités, lors de leur congrès de mai, à abroger l'article de leur programme qui rejette le mariage entre conjoints de même sexe.

Les associations conservatrices albertaines de Fort McMurray-Cold Lake et d'une circonscription d'Edmonton ont demandé à l'exécutif provincial du Parti conservateur du Canada de faire inscrire une résolution en ce sens à l'ordre du jour du prochain congrès, au printemps.

Les membres en règle du parti en Alberta ont entériné cette demande en fin de semaine dernière, lors d'une rencontre visant à déterminer les questions à débattre lors du prochain congrès national. C'est maintenant à l'exécutif national de décider si la résolution sera présentée aux délégués de tout le pays réunis du 26 au 28 mai à Vancouver. Cette décision dépend souvent de l'ampleur des appuis présumés au sein du parti.

Ce changement est issu d'un groupe de lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT) d'allégeance conservatrice, qui avaient écrit la semaine dernière à la chef intérimaire, Rona Ambrose, pour lui demander de les aider à faire modifier la position traditionnelle du parti face au mariage entre conjoints de même sexe. Ils estiment que cette position est insultante et risque d'éloigner des électeurs qui seraient au demeurant attirés par les politiques conservatrices en général.

Dans deux lignes du programme officiel du parti, on stipule que c'est au Parlement, et non aux tribunaux, de définir le mariage, et que le Parti conservateur du Canada, de son côté, définit le mariage comme une union entre un homme et une femme.

Dans sa résolution, l'association de Fort McMurray-Cold Lake plaide que la première prémisse ne tient plus puisque le Parlement s'est déjà prononcé contre une définition limitée du mariage en 2006, lors d'un vote libre aux Communes. Elle soutient par ailleurs que si le parti souhaite vraiment permettre le vote libre sur des questions d'ordre moral, il ne devrait pas prendre une position tranchée sur ces enjeux.

La députée fédérale albertaine Michelle Rempel s'est réjouie des appuis observés jusqu'ici en faveur de la résolution. «C'est une chose très positive et très bien acceptée», a-t-elle dit. Elle croit que les chances sont bonnes pour que la résolution chemine jusqu'au congrès de mai. «Je pense que d'autres associations au pays vont tenter de proposer une résolution semblable, ou qu'elles vont en tout cas appuyer une telle résolution au congrès.»

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