Le Canada tenu à l'écart d'une réunion sur les frappes aériennes contre l'EI

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

(Saint-Andrews, Nouveau-Brunswick) Le Canada est tenu à l'écart d'une réunion de haut niveau pour discuter des frappes aériennes contre le groupe armé État islamique, dans la foulée de sa décision de retirer ses avions CF-18 de la mission de combat.

Cette réunion se tiendra à Paris mercredi et impliquera les principaux participants à ses frappes, dont les États-Unis, l'Allemagne, la France et l'Italie et l'Australie, selon des informations rapportées par le Globe and Mail mardi.

La nouvelle tombe au moment où le gouvernement Trudeau essuie des critiques sur son plan de lutte contre le terrorisme et sa décision de retirer ses avions de chasse, dans la foulée d'attentats terroristes qui ont coûté la mort de sept Québécois en Indonésie et au Burkina Faso au cours des derniers jours.

Le Parti conservateur demande aux libéraux de revenir sur leur décision.

Le premier ministre a maintenu sa position lundi et précisé qu'il fournira sous peu plus de détails quant à la manière dont le Canada continuera à lutter contre l'État islamique en Syrie et en Irak.

Le Canada n'a pas encore annoncé précisément quand il compte retirer ses avions CF-18. Le mandat voté par le Parlement prend fin en mars.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a diminué l'importance de la situation et affirmé que le Canada demeure impliqué dans la planification de la lutte contre le groupe armé État islamique. «Ces rencontres arrivent de manière assez régulière. Il y a d'autres rencontres qui peuvent avoir lieu et à propos desquels vous n'êtes pas nécessairement au courant», a-t-il dit.

«Ce n'est pas seulement une seule rencontre qui va déterminer toutes les prochaines étapes. La planification se déroule depuis plusieurs mois. C'est une situation continue», a ajouté le ministre.

«J'ai une rencontre qui s'en vient à Bruxelles. J'ai une très bonne idée de ce qui se passe sur le terrain et j'ai hâte de parler à mes partenaires de la coalition probablement pour la troisième ou quatrième fois depuis mon arrivée en poste.»

Le Parti conservateur a vivement dénoncé la situation. «En juillet 2015, sous la direction du ministre des Affaires étrangères Rob Nicholson, le Canada a fièrement accueilli une rencontre de la coalition contre le groupe État islamique.  Après six mois sous le gouvernement Trudeau, le Canada est délibérément exclu en raison de la décision de ce gouvernement libéral de retirer nos CF-18 de la lutte contre le groupe État islamique. Ce n'est pas un 'vrai changement'», peut-on lire dans un communiqué.

«Une fois de plus, cela démontre que la politique du Parti libéral sur la lutte contre le groupe État islamique est incohérente, et que la décision de retirer les CF-18 canadiens est considérée comme un pas en arrière par nos alliés, et non pas comme la détermination à rester à leurs côtés.»

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