Les libéraux ouverts à repenser complètement la sécurité nationale

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Des policiers dans les rues d'Ottawa, lors de l'attentat du Parlement, le 22 octobre 2014.

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La Presse Canadienne
Jim Bronskill

Le gouvernement libéral est ouvert à une refonte exhaustive de la législation sur la sécurité nationale, et pas seulement à quelques amendements au controversé projet de loi C-51, affirme le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

Le gouvernement donnera aux Canadiens la chance de s'exprimer en consultation avant de décider des changements à apporter, ajoute le ministre en entrevue avec La Presse Canadienne.

La sécurité nationale est un dossier vaste et complexe, admet M. Goodale, et les solutions ne sont pas évidentes. Mais la consultation visera à écouter les divers points de vue. S'il entend que quelque chose de plus doit être entrepris, le ministre en tiendra compte, assure-t-il.

Le premier ministre Justin Trudeau a demandé à Ralph Goodale de collaborer avec son homologue de la justice, Jody Wilson-Raybould, pour éliminer les «éléments problématiques» du projet de loi C-51 et présenter une nouvelle proposition qui renforce l'imputabilité en ce qui concerne la sécurité nationale, tout en équilibrant la sécurité collective avec les droits et libertés.

Le gouvernement s'est engagé à s'assurer que tous les mandats du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) respectent la Charte canadienne des droits et libertés. Cela retirerait de nouvelles clauses qui permettaient au SCRS d'interrompre des complots terroristes présumés par des tactiques qui enfreignaient la charte, à condition d'obtenir la permission d'un juge.

Ralph Goodale considère que le gouvernement conservateur n'a pas adéquatement consulté la population lorsqu'il a déposé le projet de loi C-51, dans la foulée d'attentats qui ont tué deux soldats, à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa, à quelques jours d'intervalle en octobre 2014.

«Je pense qu'il y a eu un moment où une collaboration rare et extraordinaire aurait été possible. Le gouvernement a choisi une autre voie», déplore-t-il.

«(Les conservateurs) ont choisi de procéder unilatéralement sans ce type d'engagement ou de consultation. Et le résultat final a été un projet de loi défectueux, le C-51.»

Le gouvernement Trudeau n'a pas encore décidé s'il mandatera un comité parlementaire existant pour réviser le projet de loi ou s'il créera un nouveau groupe de travail. Les libéraux pourraient aussi entreprendre des consultations publiques par le biais «d'outils et de techniques qui nous amèneraient au-delà de l'enceinte parlementaire», a expliqué M. Goodale.

«L'idée, c'est que nous voulons sincèrement entendre les Canadiens.»

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