Légalisation de la marijuana: le choix de Bill Blair inquiète les militants

L'ancien chef de la police de Toronto, Bill... (Photo Adrian Wyld, archives PC)

Agrandir

L'ancien chef de la police de Toronto, Bill Blair, aux côtés de Justin Trudeau, alors chef libéral, en avril dernier.

Photo Adrian Wyld, archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Kristy Kirkup
La Presse Canadienne
Ottawa

Certains militants s'inquiètent de la décision du gouvernement fédéral de confier le dossier de la légalisation de la marijuana à l'ancien chef de la police de Toronto Bill Blair, selon l'activiste et ex-aspirante candidate libérale Jodie Emery.

M. Blair, un député libéral et secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould, a reçu le mandat de piloter le projet en étroite collaboration avec les ministères de la Justice, de la Sécurité publique et de la Santé.

Le porte-parole du ministère de la Justice, Andrew Gowing, a déclaré que Mme Wilson-Raybould et ses collègues étaient certains que l'expérience de M. Blair en matière de sécurité publique serait un atout pour le gouvernement alors qu'il tente d'élaborer une approche prudente et réfléchie pour légaliser et réglementer le cannabis.

Mme Emery, dont le mari, Marc, est surnommé le « prince du pot » du Canada, a affirmé avoir des réserves concernant le choix de Bill Blair, étant donné que les policiers ont traditionnellement toujours été des champions de la prohibition de la marijuana.

La militante, qui avait tenté sans succès de remporter l'investiture libérale l'an dernier, a dit comprendre pourquoi, sur le plan des relations publiques, le gouvernement de Justin Trudeau a décidé de retenir les services de M. Blair.

Selon elle, les libéraux ont souvent subi les attaques des conservateurs concernant la légalisation du cannabis et ils ne veulent pas que la communauté internationale voie le Canada comme un pays « pro-pot », voulant légaliser la substance dans le but de se transformer en véritable « paradis de la marijuana ».

Le fait que le gouvernement Trudeau ait choisi Bill Blair laisse entendre qu'il saisit les différents défis et problèmes inhérents à la légalisation du pot, a pour sa part indiqué Tom Stamatakis, le président de l'Association canadienne des policiers, dans un communiqué.

« Nous sommes enthousiastes à l'idée de travailler de manière constructive avec lui sur ce dossier », a ajouté M. Stamatakis.

Adam Goldenberg, un avocat de la firme McCarthy Tétrault ayant une certaine expertise dans la réglementation du cannabis, a confié ne pas avoir été surpris d'apprendre que M. Blair avait été choisi pour remplir cette mission.

« Si votre message met l'accent sur le contrôle de la criminalité et la sécurité publique, vous ne pouvez pas trouver meilleur porte-parole qu'un ancien chef de police », a assuré M. Goldenberg, qui a déjà agi comme rédacteur de discours pour l'ex-chef libéral Michael Ignatieff.

« Ce sera très difficile de critiquer un député que la plupart d'entre nous sommes habitués de voir en uniforme de police bardé de décorations et de l'accuser de faire preuve de laxisme en matière de criminalité. »

La première étape du processus consistera à former un comité comprenant des membres issus des gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral qui consulteront des experts en santé publique, en toxicomanie et en sécurité.

Bill Blair collaborera avec ce comité afin de développer un cadre législatif et une politique en ce qui a trait à la légalisation de la marijuana.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer