Équilibre budgétaire: Trudeau reste ferme sur sa promesse

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Justin Trudeau lors d'une rencontre à Ottawa, mercredi soir.

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne
OTTAWA

Même si les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent sur son bureau, le premier ministre Justin Trudeau a réitéré son engagement d'équilibrer le budget fédéral dans quatre ans, une promesse «très» coulée dans le béton, a-t-il assuré à La Presse Canadienne mercredi.

Le premier ministre libéral a également indiqué que son gouvernement allait respecter son point d'ancrage fiscal, celui de diminuer le ratio de la dette par rapport au Produit intérieur brut (PIB) chaque année jusqu'à la fin de son mandat.

Les remarques de M. Trudeau font suite à plusieurs révélations selon lesquelles le gouvernement fédéral ferait face à des finances publiques beaucoup plus fragiles que prévu. Par exemple, les libéraux se sont récemment distanciés d'une première promesse de campagne: celle de maintenir les déficits des deux prochaines années en dessous de 10 milliards $.

Le premier ministre Trudeau s'est fait demander mercredi à quel point son engagement d'assurer l'équilibre budgétaire dans quatre ans était certain, ce à quoi il a répondu: «Très.»

M. Trudeau, dans le cadre d'une entrevue de fin d'année accordée au bureau parlementaire de La Presse Canadienne, a affirmé que les Canadiens s'attendaient à ce que le gouvernement soit fiscalement responsable. Les libéraux ont fait leurs preuves sur ce plan et ils continueront de le faire, a-t-il ajouté.

Le gouvernement libéral, qui a annoncé des promesses très coûteuses en campagne électorale, doit affronter plusieurs obstacles depuis son arrivée au pouvoir qui mettent en péril son engagement d'écrire un budget à l'encre noire dans quatre ans.

Rééquilibrer le budget est une tâche plus difficile que de diminuer le ratio de la dette par rapport au PIB - ce qui représente la capacité d'un gouvernement à payer ses dettes.

Le ratio - aussi connu comme étant le fardeau de la dette - est atteint en divisant la dette totale du gouvernement fédéral par la taille de l'économie canadienne, donc le PIB.

Le mois dernier, le gouvernement a annoncé dans sa mise à jour fiscale que le portrait des finances publiques s'avérait plus sombre que l'avaient affirmé les conservateurs et que la croissance de l'économie se révélait plus lente, ce qui pourrait amener des déficits plus considérables.

Le directeur parlementaire du budget a précisé plus tard que les libéraux devraient gérer des déficits de 15 milliards $ en tenant compte de leurs promesses.

Plus tôt ce mois-ci, les libéraux ont révélé que leur plan fiscal - qui inclut des réductions d'impôts pour une tranche de la population à revenus moyens et des hausses pour les plus riches - coûterait en fait plus de 1 milliard $ net par année au Trésor public.

«Plusieurs d'entre vous m'ont demandé: »est-ce une limite absolue? Qu'est-ce qu'il arrive si l'économie devient bien pire?« J'ai dit: »Nous resterons ouverts avec les Canadiens sur ce qu'il faut faire pour créer de la croissance« », a-t-il dit mercredi.

«Nous avons été élus avec la promesse d'aider les Canadiens à faire croître l'économie et c'est ce sur quoi nous resterons concentrés», a-t-il ajouté.

Lorsque les journalistes lui ont demandé si l'équilibre budgétaire nécessiterait des mesures d'austérité, M. Trudeau a simplement répondu qu'il tenterait de faire croître l'économie de façon responsable et significative.

Il a indiqué qu'il resterait ouvert et transparent sur les étapes fiscales à mettre en place pour cette fin.

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