Les Kurdes souhaiteraient plus d'instructeurs canadiens

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Les militaires canadiens avaient joué un rôle majeur dans la formation des policiers afghans pendant la guerre dans ce pays.

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Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
Amman

Le Kurdistan irakien accueillerait volontiers davantage d'instructeurs du Canada pour former ses forces de sécurité, estime l'ambassadeur canadien en Irak.

Dans une entrevue à La Presse Canadienne, Bruno Saccomani a soutenu, mardi, que les Kurdes disent avoir besoin d'instructeurs pour augmenter le nombre de policiers et de pompiers dans la région. Mais le diplomate rappelle aussitôt que c'est au gouvernement Trudeau, bien sûr, de décider de la suite des choses.

«Je suis très fier de constater que (les Kurdes) souhaitent plus d'instructeurs pour former des policiers et des pompiers, un rôle que le Canada peut très bien jouer», a indiqué M. Saccomani à Amman, en Jordanie - il est aussi ambassadeur du Canada dans ce pays.

Le gouvernement libéral planifie actuellement le retrait prochain des six chasseurs CF-18 qui participent aux frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie. Ce retrait doit être accompagné d'un accroissement de la contribution canadienne en matière de formation des forces de sécurité, mais aucun détail n'a encore été fourni sur ce nouveau déploiement. Les Forces armées canadiennes comptent actuellement 69 instructeurs en Irak.

Les militaires canadiens avaient joué un rôle majeur dans la formation des policiers afghans pendant la guerre dans ce pays. Le succès de cette contribution a depuis été souvent cité en exemple pour de futurs déploiements canadiens.

M. Saccomani rappelle par ailleurs que le Kurdistan irakien, dans le nord du pays, éprouve des difficultés à maintenir l'ordre alors qu'affluent dans la région 1,5 million de déplacés. Des musulmans sunnites et chiites et des chrétiens partagent des espaces communs et restreints, ce qui peut représenter des défis en matière de sécurité, explique l'ambassadeur.

Dans ce contexte, les instructeurs du Canada pourraient être «plutôt utiles» pour former des «polices de quartier», croit le diplomate, qui a occupé auparavant divers postes à la Gendarmerie royale du Canada.

M. Saccomani a été nommé ambassadeur en 2013, au moment où des centaines de milliers de Syriens se réfugiaient en Jordanie pour fuir la guerre civile dans leur pays. Cet été-là, le gouvernement conservateur annonçait un modeste programme visant à accueillir 1300 Syriens.

«Dans les circonstances - étant donné la nature imprévisible des conflits et les groupes terroristes en place -, le Canada a fait exactement ce qu'il fallait», soutient aujourd'hui le diplomate.

Cette semaine, par contre, les choses roulent rondement au centre de traitement des demandes mis en place par les autorités canadiennes à Amman pour les réfugiés syriens qui se trouvent en Jordanie. Plus de 100 dossiers ont été traités lundi et mardi, a indiqué M. Saccomani. Il n'a pu dire par contre à quel moment partiront les premiers réfugiés syriens vers leur nouvelle terre d'accueil, mais la cible des libéraux demeure: accueillir d'ici la fin de l'année près de la moitié des 25 000 réfugiés que l'on a promis de recevoir.

«Le gouvernement nous a demandé de sélectionner 10 000 réfugiés (dans la région) d'ici la fin de décembre, et je compte bien réussir», a lancé M. Saccomani, qui était garde du corps de Stephen Harper lorsque le premier ministre l'a nommé ambassadeur de Jordanie et d'Irak en juillet 2013.

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