Alberta: Harper accuse Rachel Notley d'avoir aggravé la récession

Le premier ministre canadien Stephen Harper... (Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

Agrandir

Le premier ministre canadien Stephen Harper

Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'arrivée d'un gouvernement néo-démocrate en Alberta a aggravé la récession, accuse le premier ministre Stephen Harper.

Questionné sur la récession touchant le Canada, le premier ministre a insisté pour dire que celle-ci se concentre uniquement en Alberta. «Nous savons pourquoi il y a une récession. Pas parce que le gouvernement a fait un surplus de 2 milliards. Il y a une récession parce que le prix du pétrole a chuté de moitié et la récession a été aggravée quand le gouvernement néo-démocrate est arrivé et a haussé les taxes pour tout le monde», a lancé Stephen Harper.

Élu en mai dernier, le Nouveau parti démocratique de l'Alberta a mis fin à plus de 40 ans de règne du Parti conservateur sur cette province de l'Ouest. Le nouveau gouvernement n'a pas encore présenté son premier budget, mais a d'ores et déjà annoncé une augmentation des impôts. Depuis le 1er juillet, le taux d'imposition des entreprises est passé de 10% à 12%. Puis en octobre, le gouvernement mettra fin au taux unique d'imposition pour les particuliers pour introduire cinq taux en fonction des revenus. Les Albertains les plus riches, soit ceux gagnant plus de 300 000$, paieront ainsi 15% sur leurs revenus.

Rachel Notley a refusé de commenter, disant ne pas vouloir s'immiscer dans la campagne fédérale. Frappée de plein fouet par la crise de l'énergie, l'Alberta a vu son taux de chômage augmenté d'un point depuis un an pour s'établir à 5,9%. Malgér cette hausse, il reste parmi les plus faibles au pays.

Multipliant les attaques, Stephen Harper a accusé ses adversaires de vouloir eux aussi augmenter les taxes tout en engendrant des déficits. «Les Canadiens ne veulent pas de hausses de taxes, les Canadiens ne veulent pas un retour aux déficits. Quand les Canadiens vont bien y réfléchir, je ne pense pas qu'ils vont croire qu'une politique économique prônant le retour au déficit et de hausses de taxes va aider notre économie»

Plus tôt dans la journée, Thomas Mulcair s'est défendu de vouloir inscrire des déficits. Il assure que l'augmentation des investissements qu'il propose pourra se faire tout en maintenant l'équilibre budgétaire. Le Parti libéral de Justin Trudeau promet pour sa part de multiplier les investissements afin de stimuler l'économie canadienne. La formation reconnaît que cette stratégie entraînera des déficits pendant trois ans.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer