Le CAP Harper est fermé, se réjouit l'ex-DG des élections

L'ancien directeur général d'Élections Canada, Jean-Pierre Kingsley.... (Photo: Jonathan Hayward, Archives PC)

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L'ancien directeur général d'Élections Canada, Jean-Pierre Kingsley.

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Kristy Kirku
La Presse Canadienne
OTTAWA

L'ancien directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, a applaudi, vendredi, la fermeture soudaine d'un controversé comité d'action politique (CAP) conservateur et a appelé les autres comités du genre à cesser leurs activités.

M. Kingsley s'est dit «très heureux» d'apprendre que le groupe CAP Harper (HarperPAC en anglais) avait mis fin à ses activités. Il a souligné qu'il aimerait que les autres CAP - dont Engage Canada, qui a été formé plus tôt ce mois-ci par d'anciens stratèges libéraux et néo-démocrates - fassent de même.

Le site internet du CAP Harper - la création d'une équipe de conservateurs de longue date, incluant d'anciens employés politiques - a été fermé tard jeudi soir, après qu'un porte-parole du parti conservateur, Kory Teneycke, ait publiquement critiqué le comité, et plus particulièrement son choix de nom, associé à l'actuel premier ministre, Stephen Harper.

Le comité conservateur, qui a été formé pour riposter aux comités de gauche financés par les syndicats, a promis de rembourser ses donateurs.

Le jour même, Jean-Pierre Kingsley avait affirmé qu'il craignait qu'un manque de réglementation ne mène le Canada sur le chemin emprunté par les États-Unis, où les comités d'action politique recueillent et dépensent d'importantes sommes d'argent pour influencer le résultat des élections.

Les CAP peuvent recevoir de l'argent de n'importe qui et n'ont pas à révéler ni les sommes amassées ni leur mode de financement. Il n'y a aucune limite aux publicités qu'ils peuvent faire au cours de la période qui précède le déclenchement des élections et de la campagne électorale.

Selon M. Kingsley, ces groupes tentent de profiter du fait qu'à quelques mois des élections fédérales, fixées au 19 octobre, il n'existe aucune réglementation à leur sujet au pays.

«Nous ne savons pas qui contribue... nous ne savons pas combien ils vont dépenser, faisait-il valoir jeudi. Il n'y a pas d'obligation juridique, et donc pas de pénalité s'ils mentent.»

Le CAP Engage Canada, qui soutient être non partisan, a d'ailleurs lancé vendredi une nouvelle campagne publicitaire télévisée ciblant l'approche conservatrice des soins de santé.

L'organisation n'a pas répondu à la demande d'entrevue de La Presse Canadienne, mais elle a publié une déclaration écrite. «Engage Canada exerce ses activités au sein du cadre législatif actuel», a affirmé dans un courriel la porte-parole du CAP, Jessica Hume.

Le porte-parole du CAP Harper, Stephen Taylor, a publié un communiqué sur Twitter jeudi soir, dans lequel il attribuait au comité conservateur le crédit pour avoir sorti de l'ombre le débat entourant le financement politique par des tiers au Canada.

«Nous avons contribué à une nouvelle discussion concernant le financement politique dans cette ère d'élections à date fixe, qui est critique pour notre démocratie», a-t-il fait valoir.

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