Justin Trudeau: «Ce sera une vraie lutte à trois»

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«Je suis très content d'avoir une équipe extraordinaire autour de moi. [...] Nous avons l'équipe pour former un gouvernement extraordinaire», soutient Justin Trudeau, en entrevue à La Presse.

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(Ottawa) Justin Trudeau affirme que les Canadiens constateront sous peu que le Parti libéral du Canada est prêt à gouverner de nouveau le pays, quand ils auront sous les yeux les candidats qu'il a réussi à attirer des quatre coins du pays au fil des derniers mois.

Si certains invoquent le manque d'expérience du chef à l'approche des élections fédérales pour jeter leur dévolu sur un autre parti, M. Trudeau réplique poliment qu'un gouvernement libéral ne serait pas l'affaire d'une seule personne, mais d'une équipe de candidats ayant fait leur marque dans plusieurs domaines importants.

Se disant nullement inquiet des sondages qui placent maintenant le Parti libéral au troisième rang dans les intentions de vote derrière le NPD et le Parti conservateur, M. Trudeau a soutenu que la vraie campagne n'est pas encore commencée et qu'il a l'habitude de jouer le rôle du négligé.

Dans une entrevue de 40 minutes accordée à La Presse pour marquer la fin de la session parlementaire, la semaine dernière, M. Trudeau a justifié sa décision d'appuyer le projet de loi antiterrorisme du gouvernement Harper malgré certaines réserves, a accusé le NPD d'être un parti centralisateur et a promis qu'un gouvernement libéral redoublerait d'efforts, à l'approche de la conférence de Paris, pour doter le Canada d'un plan de lutte crédible contre les changements climatiques.

«Je me suis engagé d'aller à Paris en compagnie des premiers ministres des 10 provinces pour présenter une vision du Canada responsable au niveau de l'environnement. C'est ce que les Canadiens veulent», a dit M. Trudeau.

«Enfin, on y arrive»

En entrevue, M. Trudeau s'est montré très animé et vif d'esprit, malgré les derniers mois exigeants de la dernière session et les prochains mois qui s'annoncent tout aussi éreintants. «Enfin, on y arrive. Ce sera une vraie lutte à trois. J'ai hâte à la campagne», a lancé le chef libéral.

Il s'est montré particulièrement satisfait de compter dans ses rangs des candidats respectés, comme l'ancien chef de la police de Toronto Bill Blair, l'ancien haut placé des Forces armées canadiennes Andrew Leslie, la leader autochtone Judy Wilson-Raybould, de la Colombie-Britannique, le professeur de droit de l'Université McGill David Lametti ou encore l'expert en finances Bill Morneau, à Toronto.

«Je suis très content d'avoir une équipe extraordinaire autour de moi. [...] Nous avons des gens de fort calibre. Vous voulez parler de contraste entre les différentes équipes? Tous ces gens que je rassemble, c'est ce qui va me permettre de faire tant de choses dans si peu de temps. Nous avons l'équipe pour former un gouvernement extraordinaire», a affirmé M. Trudeau.

«Mon style de leadership, c'est fondamentalement d'être ouvert et respectueux des autres. Mon père était un homme brillant et son mode de fonctionnement que j'ai vu durant sa vie, c'était de rassembler des gens extraordinaires autour de lui, les écouter et de prendre une décision pour trouver des solutions. Depuis 10 ans, c'est totalement le contraire. Il y a une personne [Stephen Harper] très, très forte en haut de la pyramide, mais les autres sont moins importants. Et malheureusement, c'est ce qu'on semble voir aussi avec Thomas Mulcair», a-t-il ajouté.

Un défi énorme

Cela dit, M. Trudeau reconnaît que le défi à relever pour ravir le pouvoir aux conservateurs est imposant. «Nous avons 36 députés. De faire un saut, d'être vu comme crédibles pour former un gouvernement, c'est un saut énorme. Alors, être en mesure de rassurer les gens en présentant une équipe solide, c'est important», a-t-il dit.

Dans les 100 premiers jours d'un gouvernement libéral, M. Trudeau compte modifier la Loi sur le terrorisme pour «rétablir l'équilibre» entre la sécurité et le respect des droits et libertés. «Nous avons voté en faveur de la sécurité et de la protection des gens. Il faut aussi assurer la protection de nos libertés et nos droits.»

Il souhaite aussi «réparer» les relations entre le Canada et les États-Unis, qui sont loin d'être au beau fixe en ce moment entre le premier ministre Stephen Harper et le président Barack Obama.

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