Exclusif

L'intégrité des ministres fédéraux vérifiée tous les deux ans

Avant l'affaire impliquant Julie Couillard et Maxime Bernier,... (Archives PC)

Agrandir

Avant l'affaire impliquant Julie Couillard et Maxime Bernier, les ministres devaient se soumettre à une vérification de sécurité avant d'accéder au cabinet. Une fois nommés, ils ne faisaient plus l'objet d'une telle surveillance

Archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Ottawa) Depuis l'affaire Julie Couillard en 2008, le premier ministre Stephen Harper exige la plus grande probité de ses ministres afin d'éviter que d'autres situations du même genre ne viennent pas embarrasser son gouvernement conservateur.

Tous les ministres, les ministres d'État, les secrétaires parlementaires de même que leurs conjoints ou conjointes doivent se soumettre à des vérifications de sécurité tous les deux ans. Les membres de l'équipe ministérielle doivent donc montrer patte blanche à intervalles réguliers afin de conserver leurs fonctions au sein du cabinet.

Des vérifications de sécurité ont ainsi eu lieu en 2010, en 2011, après les élections générales, et en 2013, démontrent des documents obtenus par La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Durant ces vérifications, aucun ministre ou secrétaire parlementaire n'a fait l'objet de reproches ou de remontrances, selon nos informations.

La prochaine vérification devait avoir lieu en septembre 2015, mais le bureau du Conseil privé a fait savoir qu'il était préférable d'attendre après les élections fédérales du 19 octobre afin d'éviter de faire l'exercice à deux reprises durant la même année.

«Les vérifications d'antécédents pour les ministres ont été complétées en 2011 et 2013. Les vérifications pour l'année 2013 ont été finalisées en septembre 2013. Les vérifications de 2015 ne seront entamées qu'après les élections générales prévues cet automne», a indiqué Gisèle Bijimine dans un courriel envoyé à La Presse.

Changement de pratique

Avant l'entrée en vigueur des vérifications de sécurité tous les deux ans, les ministres devaient se soumettre à un tel examen de la part de la Gendarmerie royale du Canada avant d'accéder au cabinet. Une fois nommés, il ne faisaient plus l'objet d'une telle surveillance.

Stephen Harper a mis fin à cette pratique au printemps 2008, à la suite des révélations selon lesquelles l'ancienne amie de coeur de Maxime Bernier, Julie Couillard, avait eu auparavant des relations amoureuses avec trois individus liés au monde interlope.

M. Bernier, qui était alors ministre des Affaires étrangères, avait été contraint de démissionner le 26 mai 2008 après qu'il fut révélé qu'il avait oublié des documents confidentiels du cabinet au domicile de Mme Couillard. Ces documents étaient essentiellement des notes d'information portant sur le sommet de l'OTAN qui avait eu lieu en Roumanie les jours précédents.

Il appert que M. Harper est le seul dirigeant d'un gouvernement au pays à imposer une telle vérification de sécurité tous les deux ans aux ministres de son cabinet.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer