Bureaux satellites: le parti doit payer la note, dit un ex-élu du NPD

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Le chef du NPD Thomas Mulcair.

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(Ottawa) Un ancien député néo-démocrate affirme que c'est au parti, et non pas à lui, de payer la facture qui lui a été présentée dans le dossier des bureaux satellites du NPD.

Le député fédéral de Repentigny Jean-François Larose, qui a quitté les troupes de Thomas Mulcair pour fonder son propre parti avec un ancien député du Bloc québécois, accuse le NPD de rejeter sa responsabilité sur le dos des députés, surtout ceux qui ont quitté la formation.

« Je n'avais pas droit de regard sur cet argent, a-t-il affirmé. C'était le chef et son entourage qui prenaient les décisions concernant les bureaux satellites, qui géraient les embauches et les lieux de travail. »

Le Bureau de régie interne a envoyé la semaine dernière une facture de 2,7 millions de dollars à 68 députés néo-démocrates. Selon cet organisme responsable de faire respecter les règles de la Chambre des communes, ces députés ont contrevenu aux règles en mettant en commun une partie des ressources financières qui leur sont allouées par le Parlement pour créer des bureaux satellites, notamment à Montréal.

Ces bureaux servaient notamment de base rapprochée pour faciliter les communications avec les médias locaux. Le BRI estime qu'il s'agissait d'opérations de nature partisane, et non pas parlementaire. Le NPD affirme qu'au contraire, ces bureaux aidaient les élus à faire leur travail.

Le parti s'est tourné vers la Cour fédérale pour qu'elle tranche le litige. Une porte-parole néo-démocrate, Valérie Dufour, a précisé que l'on « conteste la décision dans son ensemble, donc la réponse, c'est oui : [tous les députés et ex-députés] vont bénéficier de notre contestation et on a [la conviction] que l'on va gagner ».

Au cours des derniers jours, le NPD avait laissé entendre que les députés qui ont quitté le parti, dont M. Larose, devraient se débrouiller seuls pour faire face à ces réclamations. La facture de ce dernier s'élève à plus de 15 000 dollars.

Dans un communiqué de presse diffusé hier, M. Larose s'est insurgé contre cette position, qu'il a qualifiée d'odieuse. Les propos tenus par une porte-parole à ce sujet « démontrent que le chef du NPD et son état-major cherchent à se dégager de toute implication relativement aux bureaux satellites alors qu'ils sont les véritables responsables de ce gâchis », a-t-il dénoncé.

Le cofondateur de Forces et démocratie a affirmé qu'il n'avait accepté de verser sa part qu'après avoir obtenu l'assurance du parti que la manoeuvre était légale et avoir compris qu'« il fallait que je contribue au fonds commun si je ne voulais pas être mis de côté ».

« Le NPD cherche à tout prix à se dégager de sa responsabilité sur le dos des députés, particulièrement ceux qui ont quitté la formation politique », a-t-il ajouté.

« Je refuse de prendre la responsabilité à leur place et d'assumer leur manquement aux règles. »

En entrevue à La Presse, il a dit vouloir clarifier la situation auprès de ses anciens collègues avant d'envisager d'autres options, dont des avenues juridiques.

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Jean-François Larose

Le parti s'est tourné vers la Cour fédérale pour qu'elle règle le litige. Une porte-parole néo-démocrate, Valérie Dufour, a précisé que l'on «conteste la décision dans son ensemble, donc la réponse c'est oui: ils [tous les députés et ex-députés] vont bénéficier de notre contestation et on a confiance que l'on va gagner».

Au cours des derniers jours, le NPD a laissé entendre que les députés qui ont quitté le parti, dont M. Larose, devront se débrouiller seuls pour faire face à ces réclamations. Sa facture s'élève à plus de 15 000 dollars.

Dans un communiqué de presse diffusé mardi, M. Larose s'est insurgé contre cette position, qu'il a qualifiée d'odieuse. Les propos tenus par une porte-parole à ce sujet «démontrent que le chef du NPD et son état-major cherchent à se dégager de toute implication relativement aux bureaux satellites alors qu'il sont les véritables responsables de ce gâchis», a-t-il dénoncé.

Le cofondateur de Forces et démocratie a affirmé qu'il n'a accepté de verser sa part qu'après avoir obtenu l'assurance du parti que la manoeuvre était légale et avoir compris qu'«il fallait que je contribue au fonds commun si je ne voulais pas être mis de côté».

«Le NPD cherche à tout prix à se dégager de sa responsabilité sur le dos des députés, particulièrement ceux qui ont quitté la formation politique», a-t-il ajouté.

«Je refuse de prendre la responsabilité à leur place et d'assumer leur manquement aux règles.»

En entrevue à La Presse, il a dit vouloir clarifier la situation auprès de ses anciens collègues avant de considérer d'autres options, dont des avenues juridiques.

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