Angela Merkel rencontrera Stephen Harper lundi

L'arrivée de Mme Merkel à Ottawa pour des discussions... (PHOTO CHRISTOF STACHE, AFP)

Agrandir

L'arrivée de Mme Merkel à Ottawa pour des discussions avec M. Harper après sa rencontre avec M. Obama permettra au premier ministre de recevoir une mise à jour privée d'une alliée de confiance, qui se trouve au coeur d'un moment charnière dans la tentative des pays occidentaux de mettre fin aux violences dans l'est de l'Ukraine.

PHOTO CHRISTOF STACHE, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
OTTAWA

La chancelière allemande Angela Merkel, engagée dans un ballet diplomatique pour trouver une issue à la crise en Ukraine, a demandé une courte rencontre avec le premier ministre Stephen Harper lundi soir à Ottawa, a appris La Presse Canadienne.

L'influente chancelière allemande sera de passage à Washington dans la journée de lundi pour une rencontre déjà prévue avec le président Barack Obama, alors que des informations font état d'un désaccord entre les États-Unis et l'Europe sur la possibilité de fournir des armes à l'armée ukrainienne.

L'arrivée de Mme Merkel à Ottawa pour des discussions avec M. Harper après sa rencontre avec M. Obama permettra au premier ministre de recevoir une mise à jour privée d'une alliée de confiance, qui se trouve au coeur d'un moment charnière dans la tentative des pays occidentaux de mettre fin aux violences dans l'est de l'Ukraine.

L'armée ukrainienne affronte des séparatistes prorusses depuis le mois d'avril, un conflit qui, selon l'ONU, a fait au moins 5300 morts, un bilan qui s'est alourdi au cours des dernières semaines.

Mme Merkel, le président français François Hollande, le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Petro Porochenko se sont entretenus par téléphone dimanche et tentent d'organiser un sommet mercredi à Minsk, la capitale du Bélarus. Mme Merkel et M. Hollande se sont aussi rendus à Moscou vendredi pour rencontrer M. Poutine.

Certaines informations laissent croire que les États-Unis envisagent de fournir des armes aux forces ukrainiennes, une idée à laquelle l'Allemagne et la France s'opposent. Le Canada ne s'est pas engagé non plus à acheminer des armes en Ukraine.

Le premier ministre Harper a adopté un ton plus dur face à M. Poutine que les autres dirigeants des pays du G7, et une source gouvernementale bien au fait de la situation a affirmé à La Presse Canadienne que cela n'allait probablement pas changer.

Mais cette source, qui n'était pas autorisée à s'exprimer publiquement, a indiqué que M. Harper avait hâte de recevoir une mise à jour de Mme Merkel quant au conflit entre l'Ukraine et la Russie.

«Il sera très intéressé à entendre son point de vue sur ces discussions, a déclaré cette source. Je ne m'attends à aucun appel téléphonique entre le premier ministre et M. Poutine à court terme.»

M. Harper s'était fait un point d'honneur d'éviter M. Poutine l'été dernier lorsque les deux dirigeants se trouvaient en France pour le 70e anniversaire du débarquement de Normandie, qui a mené à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En novembre, lors du sommet du G7 à Brisbane, en Australie, M. Poutine s'était approché de M. Harper et lui avait tendu la main alors que celui-ci parlait à un groupe de dirigeants.

«J'imagine que je vais vous serrer la main, mais je n'ai qu'une chose à vous dire: vous devez sortir de l'Ukraine», avait dit le premier ministre canadien au président russe, selon le porte-parole de M. Harper, Jason MacDonald.

D'après un porte-parole russe, la réponse de M. Poutine a été: «C'est impossible puisque nous n'y sommes pas».

M. Poutine a quitté le sommet hâtivement, non sans avoir rencontré M. Hollande et le premier ministre britannique, David Cameron.

Bien qu'il semble que le Canada ne jouera pas de rôle direct dans l'actuelle ronde de discussions entre le président russe et les pays occidentaux, le gouvernement Harper continuera de «travailler de concert avec nos alliés comme nous l'avons toujours fait», a indiqué la source.

Depuis longtemps, le Canada est vu comme une escale facultative pour les dirigeants étrangers en visite officielle à Washington.

Mais la source affirme que M. Harper accorde beaucoup d'importance à ses relations avec ses homologues du G7 et qu'il a toujours eu les bras ouverts pour les accueillir, de manière informelle si nécessaire, lorsqu'ils font leurs visites inévitables dans la capitale américaine.

En août 2012, Mme Merkel avait effectué une visite de deux jours au Canada, qui avait commencé par une discussion privée sur l'économie mondiale dans la résidence d'été du premier ministre au lac Mousseau, dans le parc de la Gatineau, avant des discussions plus formelles dans son bureau sur la colline du Parlement le lendemain matin.

Cette fois-ci, Mme Merkel veut avoir une autre occasion de discuter face à face avec M. Harper, mais sans le faste des visites officielles, a expliqué la source.

«Elle est à Washington, elle est tout près, elle veut pouvoir venir et que ce ne soit pas une grosse contrainte de temps, a déclaré la source. Ils ont demandé une rencontre.»

La présidence allemande du G7 à l'occasion du sommet du mois de juin en Bavière, la poursuite des opérations militaires contre le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie, de même que l'économie mondiale, seront des sujets abordés au cours du dîner de travail auquel Mme Merkel participera lundi soir à Ottawa, a précisé la source.

La chancelière allemande devrait repartir vers l'Europe avant la fin de la soirée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer