Référendum en Écosse: Harper était informé des échos au Québec

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La position du Parti conservateur était clairement et publiquement établie en faveur de l'unité du Royaume-Uni.

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Jim Bronskill
La Presse Canadienne
Ottawa

Des notes au premier ministre révèlent que le plus haut fonctionnaire du Canada informait Stephen Harper, à la veille du référendum sur l'indépendance de l'Écosse, sur ses possibles répercussions sur le mouvement souverainiste québécois.

Ces notes internes nouvellement rendues publiques indiquent aussi que les responsables du Bureau du Conseil privé ont tenu le ministre des Affaires intergouvernementales et lieutenant du Québec, Denis Lebel, au fait des développements à l'approche du vote.

Obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, les documents révèlent les efforts mis à préparer les conservateurs aux possibles vagues que ce référendum pourrait faire, tant au Canada qu'à l'international.

Certains passages, dont certains traitent d'affaires étrangères ou intergouvernementales, sont caviardés.

Les Écossais ont finalement voté pour demeurer intégrés au Royaume-Uni, le 18 septembre, mais les prévisions dans les sondages étaient extrêmement serrées dans les derniers jours avant le référendum.

Wayne Wouters, qui était greffier du Conseil privé à ce moment, faisait à M. Harper un rapport de la couverture des médias canadiens, et spécialement québécois.

M. Wouters a notamment souligné, dans sa note du 17 septembre, que des leaders souverainistes au Québec, tels que Jean-François Lisée et Bernard Drainville, avaient affirmé qu'une question claire comme celle posée aux Écossais serait bénéfique dans le contexte québécois.

Le conseiller prévient aussi que, peu importe le résultat du vote écossais, le Royaume-Uni fera des changements importants. «Des parties pro-unité se sont solennellement engagés à déléguer plus de pouvoirs dans le cas d'une victoire du Non. À l'inverse, une victoire du Oui déclenchera de longues et complexes négociations.»

La position des conservateurs était clairement et publiquement établie en faveur de l'unité du Royaume-Uni. En visite à Londres au début de septembre, Stephen Harper avait encouragé l'Écosse à favoriser son lien historique à l'Angleterre. Puis, après le référendum, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, avait publié une déclaration félicitant les Écossais d'avoir choisi «de demeurer au sein d'un Royaume-Uni fort».

Mais Denis Lebel, député de Roberval-Lac-Saint-Jean, a été conseillé avec beaucoup de précaution sur les nuances de la campagne, en cas d'un résultat différent.

Dans une note confidentielle datée du 11 septembre, le Bureau du Conseil privé a conseillé le ministre québécois sur les forces émergentes du camp du Oui en Écosse, ainsi que sur la monnaie, les revenus du pétrole et du gaz naturel, les services de la santé, les sous-marins nucléaires sur la côte ouest de l'Écosse et les chances de se joindre à l'Union européenne si le pays devenait indépendant.

«Il semblerait que le camp du Non panique à mesure que les sondages se font plus serrés, et que le camp du Oui prend de la force», dit la note.

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