Mulcair prédit une course à trois lors des prochaines élections

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À 10 mois des élections, le chef néo-démocrate estime que sa formation occupe une position enviable. «On est extrêmement bien placé pour avoir, pour la première fois, une vraie course à trois», prédit-il.

Sean Kilpatrick, archives La Presse Canadienne

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Michel Dolbec
La Presse Canadienne
PARIS

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a mis un terme lundi soir à sa deuxième visite à Paris en moins de deux ans en tant que chef de l'opposition officielle. Mais c'est à titre de premier ministre qu'il espère y revenir en 2015, pour assister au Cop 21, la prochaine conférence sur le climat.

«J'y serai en tant que premier ministre pour remettre le Canada sur les rails», a dit M. Mulcair, qui veut que «le Canada travaille avec le monde en matière d'environnement, et non pas contre lui», comme l'a fait à ses yeux Stephen Harper, qu'il décrit comme le «dernier adepte du thatchérisme pur et dur».

À 10 mois des élections, le chef néo-démocrate estime que sa formation occupe une position enviable. «On est extrêmement bien placé pour avoir, pour la première fois, une vraie course à trois», prédit-il.

En attendant, Thomas Mulcair, qui a eu un entretien avec le président François Hollande lors de son passage à Ottawa début novembre, continue de soigner ses relations avec la gauche française.

Samedi, il a ainsi assisté aux États généraux du Parti socialiste à Paris, à l'invitation de son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, un grand ami du Québec, très proche aussi du Parti québécois.

Dimanche, le chef de l'opposition était par ailleurs l'invité à titre de «grand témoin» des Entretiens Royaumont, un groupe de réflexion libéral, marqué à droite, qui a réuni pendant deux jours, à l'abbaye de Royaumont près de Paris, plus d'un millier de participants, principalement des chefs d'entreprises, et 50 personnalités et décideurs de tous horizons. Parmi eux figuraient l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillion, et un ex-conseiller de François Mitterrand, l'essayiste Jacques Attali.

Dans son intervention, Thomas Mulcair, se démarquant du discours dominant en faveur de l'austérité, a livré un plaidoyer en faveur du rôle de l'État et des dépenses publiques pour relancer l'économie.

Frappé par la morosité qui règne en France, un pays qu'il connaît bien et depuis longtemps, le chef néo-démocrate a invité son auditoire à penser en termes de «retour sur investissement». Le plus important, dit-il, est de redonner de la confiance et de l'optimisme. «Nous pensons que l'État a un rôle à jouer pour créer les conditions favorables.»

Thomas Mulcair s'est aussi inquiété de la perte de souveraineté des États que pourrait entraîner l'entente de libre-échange Canada-Europe, qu'il soutient par ailleurs.

«Il ne s'agissait pas tellement de critiquer l'accord, a-t-il dit, mais de se demander »c'est qui qui mène?». Tout accord international implique une perte de souveraineté. Où tire-t-on la ligne?», a demandé le chef du NPD.

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